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dimanche 25 septembre 2016

NOS ANCÊTRES LES GAULOIS ! UNE NATION AVEC SES ROMANS NATIONAUX !!!

 TRIBUNE LIBRE !

Nos ancêtres les Gaulois : énorme gifle pour l’inculte et anti-France Belkacem

Publié le 24 septembre 2016 - par  
Nos ancêtres les Gaulois : énorme gifle pour l’inculte et anti-France Belkacem
 
Elle n’en rate pas une. 
Et elle est en plein orgasme à chaque fois qu’elle peut dire « moi, je suis Ministre de l’EN et donc je sais » (enfin elle ne dit pas cela, nulle qu’elle est en grammaire et en maîtrise de la langue française, elle gonfle le jabot et lance son « je suis LA ministre de l’EN », ignorant ou plutôt voulant ignorer que, Ministre étant une fonction, il ne peut porter la marque du genre de celui ou de celle qui l’occupe provisoirement, très provisoirement, forcément, quand on s’appelle Belkacem).
 
Mais quand, en sus, elle prétend donner des leçons et imposer la disparition de notre histoire, de nos racines, de notre identité, là elle se retrouve au jardin d’Eden (y a-t-il un jardin d’Eden en musulmomania) ?

 Parmi les politiques invités à commenter ces propos controversés, le ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a répondu à l’appel de Michaël Darmon sur le plateau d’i>Télé. « La ministre de l’Éducation que je suis connaît parfaitement les premières phrases de ce livre, Tour de France par deux enfants, d’Ernest Lavisse, sous la IIIe République : Autrefois, notre pays s’appelait la Gaule et les habitants les Gaulois », déclare-t-elle avant d’ajouter : «Depuis la IIIe République, on sait que ça n’est pas un roman que l’on doit raconter aux enfants, c’est l’histoire véridique telle qu’elle est [qu’il faut raconter.] » Et Najat Vallaud-Belkacem de s’interroger à voix haute, non sans sarcasme, sur la nécessité d’instruire l’ex-président de la République : « Faut-il faire un cours d’histoire à monsieur Sarkozy qui visiblement en a besoin ? » Nul doute qu’à ses yeux la réponse est oui.
http://www.lepoint.fr/politique/nos-ancetres-les-gaulois-la-reponse-de-vallaud-belkacem-a-sarkozy-20-09-2016-2069825_20.php

On ne résiste pas au plaisir de citer dans la foulée Le Point qui tacle parfaitement l’arroseuse arrosée.
L’arroseuse arrosée ? Parfois, mieux vaut se taire que de sauter sur la première expression venue pour attaquer un adversaire politique… en se trompant. L’actuelle ministre de l’Éducation vient de le prouver en beauté : la dernière sortie de l’ancien chef de l’État, parlant de nos ancêtres les Gaulois, a suscité l’ironie de Najat Vallaud-Belkacem. 

Commentant les propos de Nicolas Sarkozy sur le plateau de i>Télé, elle dégaine donc ses éléments de langage pour passer à l’attaque : « La ministre de l’Éducation que je suis connaît parfaitement les premières phrases de ce livre, Tour de France par deux enfants, d’Ernest Lavisse, sous la IIIe République : Autrefois, notre pays s’appelait la Gaule et les habitants les Gaulois », déclare-t-elle.
Seul hic : elle connaît tellement bien l’ouvrage en question qu’elle se trompe d’auteur. 

Et c’est bien dommage, car cet immense best-seller éducatif de la fin du XIXe siècle a tout de même été imprimé à près de 9 millions d’exemplaires depuis sa parution en 1877, et aura connu plus de 500 éditions successives jusqu’en… 2012 ! 
Et, surtout, il a en fait été rédigé par un certain G. Bruno, et non par Ernest Lavisse.

Le pseudonyme d’Augustine Fouillée

C’est d’autant plus dommage d’ôter à ce G. Bruno la paternité de cet ouvrage qu’il s’agit en fait d’un pseudonyme inspiré de Giordano Bruno, et celui d’une femme, Augustine Fouillée. 

Ce livre de lecture courante, pensé comme un manuel d’éducation populaire, mais rédigé comme un véritable roman, raconte les aventures de deux frères, André et Julien Volden, deux orphelins de 7 et 14 ans. 
Un exemple de littérature mêlé à un ouvrage d’instruction civique afin d’éduquer chaque enfant à la morale et à la patrie. Augustine Fouillée, qui était par ailleurs l’épouse du philosophe et normalien Alfred Fouillée, avait déjà publié quelques années plus tôt, en 1869, Francinet, l’histoire romancée d’un adolescent faisant son entrée dans la vie professionnelle.

Alors, « faut-il faire un cours d’histoire à monsieur Sarkozy qui visiblement en a besoin ? » s’interrogeait avec ironie Najat Vallaud-Belkacem. Apparemment, ils pourront le suivre ensemble…
http://www.lepoint.fr/politique/nos-ancetres-les-gaulois-vallaud-belkacem-se-trompe-en-taclant-sarkozy-20-09-2016-2069921_20.php

Mais là n’est pas mon propos.

Mon propos est tout simplement de rappeler qu’il n’est pas de pays, qu’il n’est pas de nation sans « roman national ».

Les Grecs apprenaient à lire et à écrire à leurs enfants avec l’Iliade et l’Odyssée. Il ne prétendaient pas que tout était vrai, que Achille était vraiment immortel à part son talon, qu’Agamemnon avait vraiment tenté de sacrifier sa fille Iphigénie pour obtenir le départ de la flotte grecque pour Troie…

Ils ne se posaient pas la question. Pas plus qu’ils ne se posaient la question de savoir si le héros fondateur de chaque ville grecque avait vraiment existé, avait vraiment été le grand homme, le héros raconté par les légendes, par la tradition.

Ce qui comptait c’était d’avoir un passé lointain, des ancêtres communs, une histoire, mythifiée ou pas, lointaine. Que la Guerre de Troie  mythifie la conquête par des Grecs avides de profiter des richesses d’Asie mineure, peu importe. Ce qui comptait c’était que tout le peuple grec se réunissait autour des conteurs qui récitaient Homère, se reconnaissait, et communiait autour de l’histoire commune des différentes cités grecques. Parce que les rivalités et guerres entre cités grecques étaient si fréquentes, si nombreuses, qu’il fallait bien un passé commun, une histoire commune, pour que la langue grecque, l’histoire grecque, les soldats grecs… puissent survivre, évoluer, faire front contre l’envahisseur perse, par exemple. 
Comment les différents habitants des cités grecques auraient-ils pu considérer comme des barbares, des ennemis vraiment irréductibles les descendants des princes grecs partis ensemble à la reconquête de la belle Hélène depuis toutes les cités grecques antiques ?

L’Iliade, c’est le roman national de la Grèce. 
 Une Grèce qui n’existait pas encore vraiment dans l’histoire puisqu’il n’y avait pas d’unité entre les Cités, mais une Grèce qui existait dans l’inconscient populaire et qui a permis pendant plusieurs siècles de développer science, philosophie, architecture, et de faire naître un nombre ahurissant de génies auxquels nous devons tout, ou presque, Pythagore, Eratosthène, Eschyle, Socrate, Aristote… nés à Athènes, à Samos,  en Libye ou en  Alexandrie, Grecs ou descendants de métèques.  

 S’il n’y avait pas eu ce roman national, ce sentiment d’appartenance, les Grecs se seraient sans doute perdus dans la contingence, dans les rivalités, les problèmes économiques, oubliant qu’ils avaient un destin commun et donc le devoir de se surpasser. 

Et ils n’auraient pas donné naissance à ces scientifiques, à ces artistes,  à ces philosophes que le monde entier leur envie. C’est sans doute pour cela, d’ailleurs, qu’il n’y a pas de prix nobel dans le monde musulman. 
Quand le roman national ce sont les pillages de caravanes et l’extermination des juifs… ça n’est pas propice au dépassement.

La petite ratée Belkacem devrait donc cesser de lire les conquêtes de Mahomet, ô combien triviales et vraies, et lire Homère ou l’Enéide. Elle y comprendrait, si tant est que son cerveau soit capable de comprendre quelque chose, que si l’histoire que l’on enseigne aux enfants est censée raconter  des choses plus ou moins justes, quand on dit « Nos ancêtres les Gaulois » il ne s’agit pas d’histoire, il ne s’agit pas de légende, ni de mythe, il s’agit  de roman national.

Définition du roman national 
Expression qui désigne un récit fortement teinté de patriotisme tel qu’il a été élaboré par les historiens du XIXe siècle qui valorisaient la construction de la nation. Source. 
N’en déplaise à Belkacem et ses mentors Hollande-Valls, le roman national ce n’est pas l’histoire du peuplement de la France, c’est celui de la formation d’une nation, d’une patrie.
 C’est la part de légende, la part de héros fondateur dont chacun a besoin pour avoir un sentiment d’appartenance.
Mais pour une Belkacem, le sentiment d’appartenance est réservé aux autres, aux non Français, qui ne doivent surtout pas oublier leur origine, leur appartenance à une autre continent, à une autre civilisation… Les autres ont droit à l’enseignement de leur culture d’origine, fortement valorisée, fût-elle souillée par les récits de rapines et de tortures infligées par les séides de Mahomet. Ah ! 

Quelle différence avec l’homérique combat entre Hector et Achille… 
Ah ! Quelle différence avec le glorieux affrontement entre Vercingétorix et César à Alésia…  C’est parce que notre roman national est chevillé à nos corps que ça rend folle une Belkacem, que ça rend fou un Valls.
Sa déclaration de Dakar serait drôle si elle n’était pas tragique. Qu’a-t-on donc fait pour mériter de tels incultes à la tête de la France ?

Il y a une histoire que nous partageons, a poursuivi le Premier ministre, citant notamment les deux guerres mondiales et la participation de troupes africaines. La force de notre pays, c’est sa diversité, son métissage, son amour pour ses valeurs qui restent profondément universelles. » 
http://www.francetvinfo.fr/politique/les-republicains/primaire-de-la-droite/valls-repond-a-sarkozy-sur-les-ancetres-gaulois-si-nous-sommes-francais-ce-n-est-pas-a-travers-nos-origines_1837965.html


Ignorantus, ignoranta, ignorantum…
On lui parle histoire des origines, il répond, notre pays est métissé…

Ils ont tellement peur de vexer les non descendants de Gaulois qu’ils refusent même l’existence des Gaulois parmi nos ancêtres…

Et pourtant, quand Rachid Kaci, dans La République des lâches, dit « Moi, Berbère, venu d’Algérie, j’étais tellement fier de pouvoir dire « nos ancêtres les Gaulois » en arrivant en France, il a tout dit.

La fierté c’est, lorsque l’on arrive dans un pays, de pouvoir en devenir un des fils.

J’imagine que si j’avais fait partie des Irlandais qui ont quitté leur pays pour aller aux Etats-Unis, lors de la grande famine de 1845-1848, j’aurais fait mien le roman national américain, cette conquête de l’Ouest, bien que mes ancêtres n’y aient pas participé, au lieu de pleurer le paradis perdu irlandais.
Parce qu’il n’y a pas de nation sans roman national.

Qu’on se le dire, qu’on s’en gargarise. Qu’on le répète.

Nos ancêtres les Gaulois, nos ancêtres les Gaulois, nos ancêtres les Gaulois…

Et, comme nos ancêtres, demeurons debout, luttons à mort contre la sottise, l’inculture, la dictature de la pensée et le politiquement correct.


Complément de Sandrine, ne pas oublier Annie Cordy