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samedi 16 juillet 2016

TERRORISME: LA TRIBUNE D' ANDRÉ BERCOFF ! ( FIGAROVOX )

Terrorisme • nos gouvernants sont des commentateurs pleurnichards de leur propre inaction

  

Une humeur d'André Bercoff 
Le temps de la réflexion viendra plus tard. Une réflexion déjà largement entamée, mais toujours à reprendre, actualiser, amplifier, sur le terrorisme islamiste ennemi. 
Dans cette courte tribune [Figarovox 15.07], André Bercoff énonce pourtant à chaud quelques vérités simples et essentielles : l'ennemi doit être désigné, identifié sans détours; on ne le combat pas par l'inaction et le commentaire pleurnichard; on ne gagne pas une guerre avec des fleurs, des pleurs, des bougies, des psychologues et de bons sentiments - plus niais que bons, en la circonstance ; on ne mobilise pas un peuple pour la lutte si on le maintient dans l'infantilisme compassionnel.  
La colère, le désir de vengeance même, la soif de victoire, sont, dans un tel cas, condition sine qua non du succès. 
C'est - pointe Gilles Kepel - une guerre existentielle que Daech a déclarée à la société française en tant que telle. 

Sa mobilisation - indépendamment de l'Etat, voire contre lui - ne sera pas ou plus compassionnelle mais âpre, vigoureuse et identitaire.   
Lafautearousseau 

photo.jpgIls disaient : nous sommes en guerre. Etat d'urgence. Nous contrôlons. Nous déjouons. Ça va mieux. 

Mais l'ennemi principal c'est évidemment le FN. Dur, mais nous maîtrisons. Nous avons pris toutes les précautions. Comptez sur nous. Restons généreux et ouverts. 
Vive la France qui saura résister et se montrera à la hauteur de sa vocation.
Inventaire : Toulouse, Bruxelles, Paris, Nice et Orlando, et San Bernardino, et Londres, et Madrid, et Istanbul. 
Partout, toujours, le même modus operandi. 
Sachant qu'une personne « solitaire » peut en tuer cent avec les moyens artisanaux du bord, faites vos jeux, et vos multiplications. 
Rien ne va plus.
Il est grand temps que ceux qui prétendent nous gouverner fassent ce qu'ils disent, posent franchement, voire brutalement les limites, et cessent d'être les commentateurs pleurnichards de leur propre inaction.
Quant aux professionnels du milieu médiatico-politique qui ont, quelques heures après le massacre de Nice, exprimé seulement leur crainte d'une riposte de l'ultra-droite, qu'ils se regardent dans une glace.  Et qu'ils s'étouffent.
Après Munich, Churchill disait: « Vous aurez le déshonneur et la guerre ».

 Nous avons le déshonneur. Nous n'éviterons pas la guerre.  

André Bercoff      
André Bercoff est journaliste et écrivain. Son dernier livre Bernard Tapie, Marine Le Pen, la France et moi est paru en octobre 2014 chez First.