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dimanche 31 juillet 2016

SOCIALISME: LES ANCIENS TROTSKISTES FOSSOYEURS DE LA FRANCE ......


Ces anciens trotskistes qui coulent le PS et la France

Publié le  dans Politique
Par Éric Verhaeghe.
Jean-Christophe Cambadélis
Dans la compréhension du naufrage socialiste auquel nous assistons dans les grandes largeurs et, au-delà, du naufrage français dans son ensemble, un élément est trop peu souligné : la prise de contrôle du Parti Socialiste par un groupe de trotskistes dont l’influence est proche du cataclysme.

Jean-Christophe Cambadélis, le plus vieux des trotskistes du PS

Né en 1951, Jean-Christophe Cambadélis a l’un des parcours les plus atypiques des trotskistes dominants au sein du Parti Socialiste, dont il est aussi le plus ancien aujourd’hui. 
S’il est le plus vieux, sa notoriété au sein de l’OCI ne se développe pas avant 1975, après une longue grève à Villetaneuse, qu’il a animée.
Le mouvement lambertiste est fondé par Pierre Boussel, alias Lambert, en 1953 sous le nom d’Organisation Communiste Internationaliste (OCI). 
Ce mouvement trotskiste défend des positions historiques comme la distinction structurelle entre parti et syndicat (qui explique les approches de la loi Travail par ses membres passés depuis au Parti Socialiste), ou un internationalisme antimilitariste qui porte en germe le multiculturalisme actuel.
À partir des années 70, il est chargé de réunifier l’UNEF et de mener une stratégie d’entrisme au sein du Parti Socialiste, qu’il rejoint en 1986 avec 400 autres militants trotskistes. Il est élu député en 1988. Son bilan, en tant que parlementaire, est inexistant

Jean-Marie Le Guen, le trostkiste historique

Le Guen est né en 1953. Il fréquente Boussel, alias Lambert, dans les années 70, mais aussi Cambadélis.
 Il est officiellement médecin, mais il est absorbé par ses occupations politiques, comme son ami Jean-Loup Salzmann, devenu par la suite président de l’université de Saint-Denis,où il est accusé de s’appuier sur le communautarisme pour être élu.
En 1980, il devient vice-président de la MNEF, dont il sera salarié de 1982 à 1997. Il est aussi leader du Mouvement des Jeunes Socialistes et de l’UNEF-ID. Il partage une spécialité avec Cambadélis : le verrouillage des organisations. Un sport de haut vol dans le monde trotskiste.

Julien Dray, le trostkiste minoritaire

troskiste rené le honzecNé en 1955, Julien Dray n’est pas lambertiste. Il se murmure qu’il a bien essayé, mais que cela n’a jamais marché. Il préfère militer à la Ligue Communiste, puis à la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), qui préfigure l’actuel Nouveau Parti Anti-Capitaliste.
 Il est l’un des responsables du Mouvement d’Action Syndicale, le MAS, qui participe, à titre minoritaire, à la création de l’UNEF-ID en 1980.
Il y fréquente Jean-Marie Le Guen et Jean-Christophe Cambadélis.
En 1981, il est exclu de la LCR et rejoint le Parti Socialiste après, paraît-il, avoir tenté de prendre la présidence de l’UNEF-ID en échange de son ralliement à l’OCI.

Les deux points communs de la bande des trois trotskistes du PS

Quelles sont alors les principales caractéristiques de cette bande des trois ? Dès cette époque, les qualités qu’on leur connaît aujourd’hui sont révélées.
Premièrement, ce sont des professionnels des appareils politiques. Ils sont capables de prendre possession d’un parti, d’une salle, d’une réunion. Cette faculté leur est pour ainsi dire naturelle.
Deuxièmement, ils sont marqués par un formidable opportunisme politique, où la vision marxiste-léniniste est un emballage au service d’un calcul tactique permanent. Leur pensée est celle de la prise de pouvoir, sans forcément savoir ce qu’il faut en faire une fois qu’on y est.

Pourquoi sont-ils si puissants au sein du PS aujourd’hui ?

La bonne étoile de la bande des trois (tous marqués, au demeurant, par des affaires judiciaires portant sur leur enrichissement personnel) est intimement liée à la disparition des militants au sein du PS. Le Parti Socialiste a besoin d’organisateurs, de gestionnaires politiques, c’est-à-dire de personnalités capables de remplir une salle, d’organiser un mouvement, de conduire une campagne électorale.
Les anciens trotskistes ont appris tout cela à l’OCI, à l’UNEF-ID ou à la MNEF. Ce sont des qualités indispensables pour cacher la misère dans un parti sinistré.

Pourquoi Hollande et Valls ont-ils besoin d’eux ?

La principale qualité de la bande des trois tient à leur capacité à verrouiller une organisation. Or le PS, même s’il ne compte plus beaucoup de militants, reste truffé d’ennemis remuants. Les Frondeurs en sont la caricature. En plaçant Le Guen aux relations parlementaires et Cambadélis à la tête du parti, le duo de l’exécutif met le parti et les parlementaires sous surveillance et sous contrôle.
Cambadélis et Le Guen, qui ont appris à faire le coup de poing à l’OCI, savent se faire respecter des « petits ».

Que perdent Hollande et Valls avec eux ?

Cambadélis et Le Guen fonctionnent à l’ancienne, ce qui veut dire plusieurs choses.
Premièrement, en bons marxistes-trotskistes, leur approche de toute réalité tangible est fondée sur un rapport de force. Les ruées récurrentes au sein du groupe socialiste à l’Assemblée en sont la conséquence la plus visible. Le recours au 49-3 sur la loi Travail aussi.
Deuxièmement, les trois compères ont un réflexe politique tragique : réserver le pouvoir à une élite éclairée et toute-puissante, fermée à toute contradiction. Cette rupture s’est encore sentie dans l’incapacité de l’exécutif à comprendre l’attente d’un signe ou d’une inflexion sur la question du terrorisme.
Troisièmement, ce sont de redoutables opportunistes. L’image qu’ils donnent de la politique est cataclysmique. Qui plus est, elle déteint sur l’ensemble du parti.

Que perd le pays avec eux ?

Tout !
Dans la crise du « Vivre Ensemble » que nous traversons, les trotskistes du PS sont, avec Claude Bartolone, sont qui ont électoralement le plus à perdre si le multiculturalisme devait être jeté aux orties. Ils utilisent donc leur pouvoir pour bloquer toute remise en cause des doctrines lénifiantes dont les dérives terroristes illustrent la toxicité.
François Hollande a besoin d’eux pour 2017, mais ils contribueront à le plomber méchamment. Rappelons qu’en 2010, tout ce petit monde soutenait… Dominique Strauss-Khan. Losers jusqu’au bout !
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Éric Verhaeghe

Le site de l'auteur
Éric Verhaeghe est président de Triapalio. Ancien élève de l'ENA, il est diplômé en philosophie et en histoire. Écrivain, il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Il anime le site "Jusqu'ici tout va bien" http://www.eric-verhaeghe.fr/