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dimanche 31 juillet 2016

LES COLLABOS DE L' IMMIGRATION / INVASION EN ACTION !

PUBLIÉ PAR GAÏA LE 28 JUILLET 2016

La ministre du logement annonce 3 000 logements pour les réfugiés directement issus des camps à l’étranger. 

Elle souhaite encadrer l’accueil de 1 000 ménages logés chez l’habitant ou en paroisse. 

Un plan se dessine enfin pour résorber les campements parisiens.

La Croix : Cette année, au moins 100 000 demandeurs d’asile sont attendus. Le pays sera-t-il en mesure d’offrir un toit à chaque réfugié ?
Emmanuelle Cosse : Nous avons le devoir de le faire car la France doit rester une terre d’asile ouverte et hospitalière. Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve et moi-même avons signé une instruction aux préfets, le 29 juin, pour augmenter la capacité des Centres d’accueil et d’orientation (CAO).

Elle passera de 2 000 à 5 000 places d’hébergement. Ces structures ont d’abord été pensées pour les migrants de Calais et de Grande-Synthe afin de leur permettre d’envisager l’asile en France. 
À l’avenir, ceux de Paris s’y rendront aussi.

La France tiendra aussi son engagement d’accueillir 30 000 exilés coincés dans les camps en Grèce, en Italie, mais aussi en provenance de Turquie, de Jordanie ou du Liban, ces deux prochaines années. 800 d’entre eux sont attendus chaque mois.
Je m’engage à mobiliser à leur attention 3 000 logements, essentiellement des HLM en zone non tendue, d’ici au printemps prochain. Cela ne se fera pas au détriment des autres publics, personnes à la rue, mal logées, ou en instance d’expulsion. Depuis 2012 le gouvernement a augmenté de 50 % les places d’hébergement pour les sans-abri.
À l’automne dernier, le gouvernement a lancé un appel aux élus, aux bailleurs et au particulier, pour élargir l’accueil. Cela a-t-il porté ?
E. C. : Les collectivités ont répondu présent. La mobilisation a débouché sur 1 600 logements proposés. Tous n’étaient pas adaptés à l’accueil de migrants. Au final, nous en avons retenu 1 038, dont 400 sont encore disponibles aujourd’hui.
À la rentrée, nous allons rééditer cet appel aux communes. Certains élus, heureusement plus rares, se distinguent par leur refus de l’accueil. Ce fut le cas, récemment, dans le 15e arrondissement de Paris. 
Si nécessaire, nous envisagerons des recours aux réquisitions pour les maires qui ne jouent pas le jeu.
Que peut-on attendre des Français, qui se sont aussi montrés nombreux à vouloir accueillir chez eux ?
E. C. : Nous avons besoin de tout le monde pour faire face à cette crise migratoire ! Les citoyens se sont manifestés, par exemple, via la plate-forme Singa de mise en relation d’hébergeurs et d’hébergés, ou à travers le réseau « Welcome » du Service jésuite des réfugiés. En tout, plusieurs centaines de réfugiés ont ainsi été accueillies.
Cela a montré à quel point la société civile a toute sa place auprès des publics les plus vulnérables. Dans les jours qui viennent, je vais lancer un appel à projet visant à financer l’accompagnement de 1 000 réfugiés ou familles de réfugiés, hébergés chez des particuliers ou dans des locaux de paroisse.
Un accompagnement social sera proposé au domicile des personnes. Par la même occasion, un cadre sera posé. Les migrants seront garantis d’avoir une pièce autonome pour une durée de trois mois minimum. Les accueillants, eux, auront l’assurance d’être soutenus en cas de besoin, ou si l’expérience n’était pas concluante.
Faut-il revoir l’accueil francilien, alors que les campements de fortune ne cessent de se reconstituer à Paris ?
E. C. : Depuis un an, 25 opérations de résorption de campements ont été réalisées à Paris, ce qui correspond exactement à 12 449 personnes mises à l’abri. 90 % d’entre eux, après ce temps de répit, s’orientent finalement vers une demande d’asile dans des structures dédiées. Il faut maintenant constituer un stock de solutions d’hébergement permettant une orientation en continu des migrants, pour ne plus accueillir par à-coups.
Où en sont les discussions avec la mairie de Paris qui veut créer un camp aux normes de l’ONU dans la capitale ?
E. C. : Lors de nos échanges, nous nous sommes rendu compte que personne n’avait d’idée arrêtée sur ce qu’il fallait faire. Notre volonté commune est de faire en sorte d’éviter que les camps ne se reconstituent sans cesse.
À Paris intramuros sera proposé un accueil de jour où les gens auront accès à des informations sur leurs droits et les possibilités d’hébergement. 
Ils pourront ensuite être orientés quelques jours dans les trois centres de premier accueil de 500 places au total que nous avons demandé au Préfet d’ouvrir à Paris ou à proximité de la capitale, pour une mise à l’abri systématique des personnes venues demander l’asile. 
Ils seront assez vite réorientés sur l’ensemble du territoire national.
© Gaïa pour www.Dreuz.info
Source : Lacroix