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dimanche 31 juillet 2016

LES ATTENTATS EN FRANCE ET LA GUERRE ......

29 juillet 2016

Comme le révèle le récent sondage Odoxa réalisé pour France Info et Le Parisien, la plupart des Français sont mécontents de la réaction de leur classe politique après l'attentat de Nice.

 L’opinion publique reflète ainsi une situation inquiétante dans les relations entre la société et les autorités.

La France est toujours sous le choc des attaques terroristes perpétrées sur son territoire. Les mesures de sécurité, les tentatives de limiter les menaces et les points faibles de la politique intérieure font l'objet de vives discussions dans l'Hexagone. 
Que se passe-t-il en France?

"Il faut bien admettre que ce qui se passe en France et singulièrement dans tout le cadre de l'Union européenne depuis maintenant une vingtaine d'années, c'est que l'Union européenne a empêché les chefs d'Etat d'avoir une vraie politique", déclare Patrick Louis, docteur en science politique, professeur agrégé à l'Université Jean Moulin de Lyon III, spécialiste en géopolitique et député honoraire du Parlement européen, dans un entretien accordé à Sputnik.
L'expert estime que le président français François Hollande est actuellement dans une situation plus qu'inconfortable à cause de ses propos en faveur de l'immigration qu'il considérait comme une chance pour son pays.
 Il convient même de parler d'impuissance dans la situation actuelle, indique le professeur.
"Je crois que le consumérisme, l'attitude de consommateur qui est devenu dominant dans notre société, fait que les gens ont vu l'affaire du Bataclan un petit peu comme on voit un film (…), les gens ne se sentaient pas touchables.

Et ce qui se passe à Nice, là c'est déjà particulier (…), c'est sur le grand public mais ça reste Nice. 
Et notamment dans une église qui reste quand-même un repère très important pour le peuple français. 
Et donc les Français commencent à se rendre compte qu'ils sont tous potentiellement touchés", explique l'interlocuteur de Sputnik.

Les gens réalisent qu'ils ne vivent pas dans un monde virtuel, qu'ils ne sont pas en sécurité derrière leurs ordinateurs, mais qu'ils se sont retrouvés "dans ce que le chef d'Etat a appelé peut-être imprudemment une guerre, mais en fin de comptes, ça devient ça, c'est une guerre", ajoute l'expert.

Selon M.Louis, la France a toujours été un pays d'accueil, ce qui est tout à fait louable. 
Cependant, selon la tradition, tous ceux qui s'installaient en France devenaient Français. Le principe d'assimilation s'appliquait donc. Mais actuellement, l'idée d'intégration s'est substituée à ce principe.
 Le professeur indique qu'une telle approche a des résultats désastreux dans le cas où les gens qui ne veulent pas parler français et nient la culture du pays obtiennent la nationalité française et la possibilité de s'intégrer.
"Je crois aussi que quelque part il y a un autre phénomène — c'est que les gens ont peur. 
Ils ont tellement peur qu'ils n'osent même pas s'exprimer, et ils ont peur aussi parce qu'ils savent très bien que si ça va très mal, ça peut se terminer dans un conflit de rues et donc les gens pensent à protéger la paix en refusant de voir", souligne l'interlocuteur de Sputnik.
Comme la paix en France dépend de l'ordre mondial qui est marqué par les intentions hégémoniques de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan), la situation reste très compliquée, souligne le professeur, qui ajoute qu'il est nécessaire de rentrer dans le monde multipolaire pour éviter les menaces.
 ET AUSSI


30 juillet 2016
Article du Parisien du 24 novembre 2014 :
"Ils sont quatre jeunes convertis à l'islam radical. Tous se connaissaient, et tous fréquentaient les mêmes mosquées d'Elbeuf et de Saint-Etienne-du-Rouvray, selon nos informations.

Un micro-réseau de filière jihadiste vers la Syrie a été mis au jour en Normandie depuis qu'un des leurs, Maxime Hauchard, a été identifié sur une vidéo de Daech la semaine dernière.

 Un « foyer de dérive radicale », selon le parquet de Rouen, qui a évoqué « des liens établis » entre eux.
[...] Maxime Hauchard, 22 ans, originaire du village du Bosc-Roger-en-Roumois (Eure), identifié comme l'un des bourreaux de 18 otages syriens égorgés sur la vidéo diffusée la semaine dernière, en est le parfait exemple.

Il a choisi de rejoindre les rangs de Daech le 17 août 2013.
Maxime n'était pas un homme seul. Il connaissait notamment un autre converti du même village, fils d'un couple d'exploitants agricoles, âgé de 26 ans, Jean [prénom modifié...].

A l'inverse de Maxime, lui était un très brillant étudiant, qui avait eu son baccalauréat scientifique avec mention bien.

Il avait intégré une classe préparatoire au lycée Faidherbe de Lille (Nord) pour réussir dès la première tentative le concours ultra-sélectif de l'Institut national des sciences appliquées (Insa), une très prestigieuse école d'ingénieurs. 

Jean a choisi, après sa conversion il y a six ans, de rejoindre Médine (Arabie saoudite) en 2012, où il avait assuré « étudier la théologie », selon les proches qui ont gardé contact avec lui. Au dernier moment, il a renoncé à valider son diplôme. 

« Il était en contact avec Maxime car ils se connaissaient depuis toujours », détaille sa mère. Les deux garçons travaillaient notamment dans la même pizzeria halal de Bourg-Achard à deux pas du Bosc-Roger, où ils étaient livreurs pour se faire un peu d'argent.
Un autre jeune, Frantz, 23 ans, a été arrêté début novembre à Saint-Pierre-lès-Elbeuf, avec sa compagne Laëtitia ainsi que sa belle-sœur, par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Des convertis prêts à partir en Syrie.

Quant à Jordan, 22 ans, originaire de Vernon (Eure), il figure bien parmi ceux qui ont déjà rejoint les rangs du groupe Etat islamique.

Leur point d'ancrage commun était une mosquée de tendance salafiste de Saint-Etienne-du-Rouvray."
L'"effarement" ce matin de l'imam de Saint-Etienne-du-Rouvray ressemble à une belle application de la Taqiya. La mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray a été inaugurée en 2 000 sur une parcelle de terrain offerte par la paroisse catholique de la ville.
Quand le ministre osera-t-il fermer les mosquées salafistes ?