« Nous sommes au bord d’une guerre civile », affirme le patron de la DGSI. Alors que les attentats islamistes endeuillent le pays depuis 2012, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer un climat délétère qui pourrait faire chavirer le pays tout entier dans la violence. Analyse.

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« Encore un ou deux attentats et elle viendra ». 
Tels étaient les mots de Patrick Calvar. Pour le patron des services secrets français, la guerre civile en France est une éventualité à envisager sérieusement. 
De sombres présages, qui font écho à ceux de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, chargé des cultes. Celui-ci déclarait devant le Conseil français du culte musulman, mercredi 15 juin — soit le jour même de l’assassinat du commandant de Police Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider par un djihadiste se revendiquant de l’État islamique — craindre que le terrorisme n’instille dans la société française, « des fractures irréversibles ».
Des craintes que Patrick Calvar, à la tête du renseignement intérieur depuis 2012, avait déjà exprimées le mois dernier, lorsque le 10 mai il était auditionné par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale.
 Il avait désigné la France comme étant « aujourd’hui, clairement, le pays le plus menacé » par l’État islamique, ainsi que par Al-Qaida que nous avons tendance à oublier ces dernières années, soulevant notamment la question des centaines enfants de djihadistes français partis combattre en Syrie et en Irak. 
Pour le député Les Républicains Jacques Myard, « Patrick Calvar a raison d’appeler avec solennité le gouvernement et les Français, sur la réalité qui est celle de la France d’aujourd’hui ».
Il faut dire que l’assassinat du couple de policiers à leur domicile, devant leur enfant de trois ans s’ajoute à une longue série d’événements macabres, des attentats contre des juifs de Mohammed Merah en mars 2012, à celui contre Charlie Hebdo perpétré par les frères Kouachi ou des terribles attaques du 13 novembre. Et encore, on ne parle là que des plus « spectaculaires ».
À y regarder de plus près, les attaques à caractère djihadiste se succèdent avec une sinistre régularité, mais retiennent moins l’attention du fait de leur caractère « artisanal ». 
Celui-ci répond en fait aux injonctions de la propagande de Daech, qui exhortait dès 2014 les musulmans français à prendre exemple sur Mohamed Merah et à faire « exploser la France » et « la tête de ces Kouffars ». Mieux, la vidéo en question donnait le modus operandi:
« Explosez leurs têtes, que ce soit avec une pierre ou quoi que ce soit. Si t’arrives pas à te procurer un pistolet, y a des pierres, y a des couteaux, y a tout ce qu’il faut. »
Ce terrorisme de basse intensité fait pourtant des victimes et contribue à la montée de la violence, même si ses victimes tombent rapidement dans l’oubli.
• Parle-t-on encore de Cédric Cordiez, ce militaire poignardé au coup, en plein quartier d’affaire de la Défense en 2013? Même si son agresseur confiera aux enquêteurs avoir agi « à la demande de Dieu », afin de combattre « les mécréants », il sera considéré irresponsable pénalement, en raison notamment d’un « état dépressif grave ».
• Pour s’être réfugié derrière un panneau publicitaire pour prier avant sa tentative de meurtre, la justice jugera le coupable « fou ».
• 20 décembre 2014: Dans la banlieue de Tours, un homme criant « Allahu akbar » attaque au couteau trois policiers avant d’être abattu.
• 21 octobre 2014: à Dijon, un homme en voiture fauche 13 piétons en hurlant « Allahu akbar ». Le lendemain, un déséquilibré copie ce geste en lançant sa camionnette sur la foule du marché de Noël de Nantes, causant un mort et neuf blessés. Ses motivations prêtent toutefois à controverse.
• Février 2015: Trois militaires en faction devant un centre communautaire juif à Nice sont agressés au couteau.
• 10 avril 2015: Un soldat français est attaqué et blessé dans les toilettes de l’aéroport d’Orly.
• 19 avril 2015: Aurélie Châtelain, 32 ans, est assassinée par un étudiant algérien de 24 ans, Sid Ahmed Ghlam, qui prévoyait des attentats contre deux églises de Villejuif, ainsi que contre la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.
.26 juin 2015: Hervé Cornara, un chef d’entreprise est décapité par un de ses employés radicalisés, Yassin Salhi. Il suspend sa tête à un grillage, avant de l’entourer de drapeaux djihadistes.
• 21 août 2015: Attentat du train Thalys sur une ligne reliant Amsterdam à Paris, mené par un ressortissant marocain et déjoué par plusieurs passagers, on compte 5 blessés.
Pour le député de la Droite populaire, nous avons une situation qui risque de dégénérer, avec une réaction violente des Français face à « des gens qui — dans leurs cœurs — ne sont plus français ». 
Mais pour cela faut-il encore regarder la réalité en face, quitte à employer des mots qui font polémique et pratiquer une politique de fermeté pour éviter des dérives:
« Il y a déjà quelques mois, j’avais parlé d’une cinquième colonne sur le territoire français. Il faut ouvrir les yeux: nous avons péché par naïveté, nous avons péché par laxisme et nous avons effectivement des Français qui ne se considèrent plus comme Français et qui rejettent la France, rejettent tous les principes de la république et assassinent des Français.

Nous devons prendre des mesures draconiennes !

Bien sûr qu’ils n’arriveront pas à abattre la France, mais je crains fort qu’il y ait beaucoup de casse, comme on dit, c’est-à-dire qu’il y ait des morts en France et que les réactions risquent d’être brutales ».
D’autant plus brutale, que selon l’éditorialiste au Figaro Ivan Rioufol, auteur du livre « La Guerre civile qui vient », il existe une forme de convergence des luttes entre les différents acteurs qui contestent aujourd’hui radicalement le modèle français, ou plutôt occidental:
« C’est surtout un mouvement de séparation qui est construit sur un projet politique et ce projet politique, c’est celui du rejet de la société occidentale, libérale, capitaliste.

C’est ce modèle qui est rejeté par l’idéologie islamiste, par le totalitarisme islamiste.

Mais c’est un projet qui également trouve ses soutiens, factuels, auprès de l’extrême-gauche, auprès de cette gauche postmarxiste qui voit aujourd’hui dans le musulman le nouveau damné de la terre et donc nous allons assister, nous assistons déjà, à cette convergence des luttes politiques et non plus religieuses entre un islam +révolutionnaire+ — si je puis dire — et une extrême-gauche qui cherche un second souffle dans un mouvement de contestation de la société occidentale et qui peut y parvenir à travers ce qu’on appelle très justement + l’islamo gauchisme+. »
Terrorisme, violence sociales, autant d’étincelles prêtes à faire exploser le baril de poudre de la société française, selon nos observateurs.
 Quelle serait la réaction des gens face à un Nième attentat, des scènes d’agression sexuelle collectives comme celles observées à Cologne lors de la Saint-Sylvestre, d’une razzia de hooligans ou de casseurs en marge d’une manifestation, ou encore d’une prise d’otages dans une école?
« Il y a effectivement un risque de réaction violente de la part de gens qui aujourd’hui sont tolérants, qui sont pacifiques; mais quand ils en auront assez, ils vont réagir, et c’est cela que nous devons éviter et il appartient au gouvernement d’employer tous les moyens pour rétablir la paix civile.«

 Si ce n’est pas le gouvernement qui le fait, ce seront les Français eux-mêmes: on a un risque, je le pense, de constitution de groupes armés d’autodéfense et ce n’est pas le gouvernement qui l’empêchera si le gouvernement lui-même est incapable de rétablir la sécurité à chaque coin de rue. »
Pour Ivan Rioufol, qui ne souhaite nullement la guerre, il faut néanmoins que les Français et les Européens de manière plus générale comprennent que les décennies de paix sont bel et bien terminées.
Une optique partagée par Jacques Myard, qui plaide régulièrement pour le renforcement des moyens militaires et de police, ainsi que pour la création d’une Garde nationale, afin d’accroître la sécurité des Français, sans toutefois se faire d’illusions quant au risque zéro, qui n’existe pas.
Face à la dégradation du contexte sécuritaire, le député ne pointe pas uniquement du doigt la responsabilité des gouvernements successifs:
« Aujourd’hui, nous sommes dans une situation où nos frontières n’existent plus, donc il y a des relations transnationales qui profitent aux terroristes et c’est la faute magistrale [de l’Europe que] d’avoir supprimé les contrôles aux frontières et c’est la faute de Schengen qui n’est pas à la hauteur des enjeux. »
Pour Jacques Myard, des incidents comme ceux survenus en Corse en fin d’année dernière préfigurent d’autres événements similaires. 
Le député avait lâché dans une tribune au Figaro-Vox cette phrase qui avait alors fait des vagues: « Oui, il y a un risque de guerre civile en Corse et ailleurs ».
Rappelez-vous, il évoquait la réaction d’habitants face au guet-apens que des « jeunes des quartiers » des Jardins de l’Empereur, une banlieue d’Ajaccio, avaient tendu à des pompiers durant la nuit de Noël. 
Les jeunes cagoulés et armés de bâtons et de clubs de golf, s’en étaient violemment pris aux soldats du feu. 
Selon les témoignages des sauveteurs, pris sous la caillasse, les agresseurs hurlaient « Corses de merde, vous n’êtes pas chez vous! » ou encore « Sales Corses, dégagez du quartier ». 
Les habitants organisent donc le lendemain une manifestation de soutien aux deux pompiers et au policier blessés dans l’embuscade. 
Une partie des manifestants se rendra aux Jardins de l’Empereur et s’en prend verbalement aux Arabes et musulmans du quartier. 
En marge de ces événements, un groupe d’individus saccage une salle de prière clandestine et jette des Corans dans la rue, provoquant l’émoi du gouvernement et de la presse qui avait dénoncé une « islamophobie latente » dans l’île…
« Cela peut se passer partout en France, et je suis inquiet, car les réactions peuvent être brutales.

Bien évidemment, cela ne va pas amener la paix civile, mais il va y avoir des réactions hostiles s’il y a à nouveau des attentats, s’il y a à nouveau des victimes innocentes qui sont assassinées par des fanatiques islamistes et terroristes.

Il y aura bien évidemment des réactions violentes, j’en suis tout à fait conscient, et malheureusement il va falloir vivre avec pendant des années. »
Dans un éditorial, dont le nom s’inspire directement de celui de la pièce de Jean Giraudoux, « La guerre de Troie n’aura pas lieu », l’universitaire Pascal Gauchon — énarque et directeur de la revue trimestrielle Conflits, évoque ce risque de guerre civile. Il revient avec nous sur le sujet.
Pour lui, qui « n’est pas un catastrophiste par principe », s’il est évident que des individus recherchent à provoquer une guerre civile dans le pays, il est cependant « alarmiste » de dire que la France serait au bord de la catastrophe…
« Je me méfie beaucoup de tous ceux qui crient à la catastrophe, je pense qu’ils ont des arrière-pensées. Comme le philosophe politique que nous citons dans ce numéro: la peur est souvent utilisée par les dirigeants de manière à renforcer un pouvoir qu’il sent s’affaiblir.

Que le pouvoir et gouvernement actuel, qui est évidemment extrêmement affaibli — pour de multiples raisons — brandisse la peur comme un moyen de réaliser une union nationale autour de lui, bah ça ne me surprend pas trop. »
S’il tient à souligner que la France, tout comme les autres pays occidentaux — mis à part l’Irlande du Nord — ont été épargnés depuis la Seconde Guerre mondiale par les phénomènes de guerre civile. 
Même s’il faut dire qu’on n’est parfois pas passé bien loin: mai 68 en France et mouvement des Black Panthers aux États-Unis, notamment grâce à un appareil sécuritaire efficace, mais aussi à une situation économique favorable… ce dernier élément tend dans le cas de la France à disparaitre ces dernières décennies.
Dans le classement économique du FMI concernant le PIB par habitant et le pouvoir d’achat des habitants, la France sombre à la 9e place, loin derrière les États-Unis, la Chine et la Russie. 
Comment également ne pas voir l’explosion de la pauvreté dans le pays, la paupérisation des classes populaires, ainsi que la lente agonie de la classe moyenne française, aujourd’hui en divorce avec la Gauche gouvernementale.Pascal Gauchon tient également à mettre en avant la nature particulière de la France. 
Si le pays peut être considéré comme l’exemple même de « l’État Nation », cet état de fait semble remis en question par la construction européenne. Celle-ci tend à phagocyter les États-Nation tant par les transferts de souveraineté que par des décennies d’encouragement du communautarisme.
De plus, comment ne pas constater que l’idéologie libérale et libertaire pratique le dénigrement, voire la destruction des fondements du tissu social français? C’est ce que souligne Ivan Rioufol, quand il affirme que c’est nous-mêmes — et non les immigrants ou les islamistes — qui avons détruit notre propre roman national et qui avons fait le lit de cet islamisme extrémiste, mais aussi contestataire de notre société.
« Nous avons déconstruit et construit dans le fond un grand vide… et c’est dans ce grand vide que s’engouffrent aujourd’hui l’Islam et ce qui caricature l’Islam, qui est ce totalitarisme politique.

Ce serait une erreur de désigner comme boucs émissaires les musulmans ou les immigrés comme étant responsables de ce qui nous arrive.

Non, nous sommes nous-mêmes, Français, les premiers responsables de ce qui nous arrive, dans la mesure où depuis 40 ans, 50 ans, nous n’avons pas voulu entendre ceux qui mettaient en alerte sur notre endormissement, sur notre proportion à vouloir s’extasier sur les mérites de l’autre en s’oubliant soi-même, parfois en se détestant soi-même…

Avant de pouvoir envisager une résistance contre ce totalitarisme islamiste, qui est de plus en plus important, il faut d’abord en passer par une reconstruction, une renaissance, de ce que nous sommes. »
Ces piliers que nous avons sapés, selon Ivan Rioufol, rendent la société plus fragile face aux forces centrifuges qui remettent en cause l’ordre établi et le modèle social français, comme le souligne Pascal Gauchon:
 « C’est peut-être des choses qui fonctionnent un peu moins bien aujourd’hui, si on pense effectivement au phénomène national: le fait que nos nations deviennent multiethniques, c’est un problème bien sûr pour la cohésion du pays.

Notre démocratie — on en voit bien les limites — en particulier quand des résultats de référendums n’étaient pas suivis par le gouvernement en place… je pense au référendum de 2005 en l’occurrence. »
Mépris des élites pour la volonté ou le sentiment populaire, communautarisme, voilà certainement deux ingrédients explosifs, comme le souligne Gilles Kepel dans une interview au Figaro:
« Si d’autres attentats sanglants sont perpétrés, il n’est pas impossible que cela explose. Déjà, le climat est épouvantable. Tout est prétexte à dénoncer une soi-disant islamophobie, menace que ne cessent d’agiter des groupes comme Les Indigènes de la République. »
Quant au mépris des élites qui dégénèrent, en jacqueries et autres guerres civiles, voilà un penchant validé par l’histoire: la France est un pays versé dans les guerres civiles… d’autant plus que comme beaucoup de cas viennent actuellement l’illustrer dans l’actualité, la guerre civile est généralement animée depuis l’extérieur…
Guerres fratricides entre Gaulois face à l’envahisseur romain qui marchait sur la Gaule, guerre de Cent Ans, opposant Armagnacs et Bourguignons alors que l’Anglais chevauchait à travers un royaume en déconfiture, révolutionnaires contre armées blanches… et génocide des chouans… résistants contre collaborateurs dans une France occupée…
« Dans un monde, où l’État-nation menace de s’affaiblir, voire peut être de se disloquer à cause des tensions internes et peut être plus encore à cause de la mondialisation au-dessus de lui, la France connait plus que d’autre ce genre de craintes et ce genre de menaces. »
L’affaiblissement de l’État, voilà qui pourrait bien précipiter le scénario catastrophe de la guerre civile selon Ivan Rioufol:
« Il est à espérer que la République prenne conscience de ses faiblesses et s’autorise aujourd’hui à davantage de fermeté dans l’application de ses lois, dans l’application du droit et dans le respect qu’elle doit susciter vis-à-vis de ceux qui la contestent.

En tout cas, la pire des choses serait de croire éviter la guerre civile en baissant les armes.

Or, il y a aussi cette pente qui se devine auprès de cette république tellement faible qu’elle est prête à dire +amen+ à toutes les revendications minoritaires de cet islam radical qui veut subvertir politiquement la République laïque. »
Si la volonté de lutter sur le terrain culturel et politique semble faire défaut, selon Yvan Rioufol, l’État prend en compte la menace djihadiste sur notre sol. En témoigne la création le 1er juin dernier d’un « commandement Terre pour le territoire national (COM TN) ». 
En clair, il s’agit d’un État-major destiné à la conduite d’opérations militaires conventionnelles en France même. Que les djihadistes viennent de l’étranger ou soient citoyens français, cette structure sera prête à riposter, y compris par l’utilisation de forces spéciales, d’artillerie ou d’hélicoptères de combat.
Cependant, comme en amour, il vaut mieux être deux pour faire la guerre. 
Et parlant de guerre civile, on oublie trop souvent qu’il ne s’agit pas que de l’État contre une partie de sa population, mais trop souvent de différentes factions de la population entre elles. 
Et si demain les djihadistes passaient du terrorisme à la guérilla urbaine, les forces de l’État seraient-elles les seules à se jeter dans la bataille?
« C’est l’idée de Clausewitz, selon laquelle pour faire une guerre il faut être deux et qu’en particulier celui qui est le vrai responsable de la guerre est d’une certaine façon celui qui se défend.

Celui qui agresse évidemment porte une part de responsabilité énorme, mais il n’y a pas de guerre s’il n’y a pas quelqu’un qui se défend contre l’agresseur. »
C’est peut-être dans cette optique — empêcher la guerre civile en empêchant qu’il y ait deux belligérants — que la Commission européenne a poussé les 28 à durcir la législation sur l’achat et la détention d’armes par les particuliers au lendemain des attentats de Paris. 
Car il est clair que les terroristes et les délinquants de tout ordre se rient de telles mesures qui ne les empêchent jamais d’obtenir des armes. 
Les citoyens honnêtes, qui pourraient « déraper » sont en revanche dans le collimateur.
Il faudrait donc qu’une partie non négligeable de la population prenne les armes, en réaction aux attentats et autres troubles à l’ordre public pour déclencher une guerre civile, un scénario qui semble peu probable pour Pascal Gauchon, qui envisage un tout autre épilogue à ce que certains qualifient de « choc des civilisations »:
« Je crois qu’un scénario plus probable et plus inquiétant d’une certaine façon peut être envisagé, c’est celui de Houellebecq — dans Soumission — c’est que justement personne ne se défende ».
Source: https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201606241026144074-france-explosion/