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lundi 27 juin 2016

JEAN-MARIE LE PEN , 88 ANS À RÉUNIS SES AMIS(ES) POUR SON ANNIVERSAIRE !

Le Pen fait sa garden-party… sans sa fille

>Politique      ||       27 juin 2016, 1h52|18
Marine Le Pen n'était pas invitée à la garden-party de Jean-Marie Le Pen ce samedi au domaine de Montretout à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).
LP/OLIVIER BAUMONT
Olivier Beaumont @olivierbeaumont
 Saint Cloud   Montretout

FRONT NATIONAL. Malgré ses ennuis, le fondateur du FN a convié 300 personnes samedi soir pour ses 88 ans, dans son fief de Montretout (Hauts-de-Seine). Comme au bon vieux temps…

CHAMPAGNE à volonté, petits fours et soupe à l’oignon à 3 heures du matin ! Frappé par plusieurs affaires — dont l’enquête sur les assistants parlementaires qui lui a valu ces derniers jours de se voir réclamer 320 000 € par le Parlement européen —, et toujours en froid avec sa fille Marine, Jean-Marie Le Pen garde le moral… et le sens de la fête.


« Quand je perds mon portefeuille, je m’efforce de le retrouver. Et si je ne le retrouve pas, je ne m’inflige pas le chagrin de l’avoir perdu », résume un brin philosophe le fondateur du Front national — dont il a été exclu l’été dernier — qui a renoué samedi soir avec les grandes soirées de Montretout. Entre les avatars de la crise interne au FN et les ennuis de santé du patriarche, cela faisait quatre ans que le bastion familial et politique des Le Pen, perché sur les hauteurs de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), n’avait plus connu ce genre d’événement.


Son 88e anniversaire



Samedi soir, à l’occasion de son 88e anniversaire et des 84 ans de son épouse Jany, ils sont presque 300 pour cette « partie de jardin », mentionnée comme telle sur le carton d’invitation. « Je fête mes anniversaires aux calibres des canons. 

Mais attention ! Le 88, c’est un calibre allemand. On va encore me faire des reproches », provoque Jean-Marie Le Pen, pendant qu’à la table d’à côté, on trinque joyeusement à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. 

« Vous m’apportez un témoignage d’amitié et d’affection dans des circonstances un peu difficiles, je dois le dire, et qui me va droit au cœur », lâche-t-il, micro en main, devant ses convives.


Parmi eux, les célèbres commissaires-priseurs Gilles Neret-Minet et Pierre Cornette de Saint-Cyr, mais aussi une flopée d’avocats du barreau de Paris, un patriarche orthodoxe, et même quelques mondains sur le retour comme Massimo Gargia, ancien participant de l’émission de téléréalité « la Ferme célébrités ».



« Il y a beaucoup de monde… mais pas beaucoup du Front national », acquiesce le principal intéressé, tout en remarquant — en aparté — la présence de « quelques héros qui prennent des risques » : Bruno Gollnisch et Marie-Christine Arnautu ont en effet répondu favorablement à son invitation, après avoir déjà défié l’autorité de Marine Le Pen le 1er mai dernier en venant au rassemblement organisé près de l’Opéra par son père.


Marine n'a pas été invitée


Sans surprise, la candidate à l’Elysée n’est pas venue samedi soir. Ni sa nièce Marion. Officiellement, la députée du Vaucluse était dans sa circonscription. 


Quant à la présidente du Front national, elle n’a carrément pas été invitée.

 « Je ne l’ai pas fait pour m’éviter un refus », confie celui qui fêtait également samedi soir ses soixante ans de vie politique.
 « C’est clair que Marine ne serait pas venue.
 Elle n’aurait jamais pris le risque de se retrouver dans ce genre de soirée, en présence d’exclus du FN et de quelques ramassis de l’extrême droite », tacle un proche de la présidente. 

Allusion, notamment, à la présence de Jérôme Bourbon, directeur de « Rivarol », ou encore du sulfureux Henri de Lesquen, patron de Radio Courtoise et candidat extrémiste à la présidentielle.

« A un moment, il faudra tout de même qu’elle fasse un geste. 


Si elle veut gagner en 2017, elle ne peut pas laisser Jean-Marie Le Pen de côté, et tout ce qu’il représente auprès de la droite nationale et des patriotes », estime l’entourage de ce dernier qui, bon pied bon œil, a veillé jusqu’à 3 h 30. 

En terminant la soirée sur les chants de la légion.


 
 Source:   leparisien.fr