Google+ Badge

mercredi 29 juin 2016

BRÉXIT: TRIBUNE LIBRE À ÉRIC ZEMMOUR ........


Eric Zemmour mai 2016

Eric Zemmour : « Le peuple anglais est bête, le peuple anglais est inculte »

 
28/06/2016 – FRANCE (NOVOpress) :
 « Le peuple anglais est bête, le peuple anglais est inculte, le peuple anglais est xénophobe, le peuple anglais est raciste, le peuple anglais est ringard, le peuple anglais est vieux, le peuple anglais est laid, le peuple anglais est boit trop de bière, le peuple anglais est gros, le peuple anglais ne sort pas de son trou.  
Le peuple anglais nous a habitués à mieux, le peuple anglais doit revoter. 
Le peuple anglais doit demander pardon, le peuple anglais n’est pas à la hauteur de son histoire, le peuple anglais va sortir de l’histoire. 
»Ainsi débutait, ce matin, la première chronique post-Brexit d’Eric Zemmour sur RTL, dont nous vous livrons la suite ci-dessous, dans sa retranscription intégrale :
« Il faut sans doute remonter aux guerres de Napoléon ou à la bataille de Mers el-Kébir en 1940 pour retrouver en France un tel déferlement de haine anglophobe. 
 Ô une haine dissimulée en admiration déçue, une haine mêlée de mépris, un mépris de classe et de caste, une anglophobie doublée d’une prolophobie
Le prolo anglais est haïssable, les élites françaises, politiques, médiatiques, économiques, artistiques, intellectuelles lui sont tombées dessus avec une hargne inédite.
Sun Brexit« C’est une hargne qui s’explique car ce vote n’est pas un vote comme les autres. 
 Les Anglais ont envoyé un double message : la nation est le seul espace démocratique, et nous préférons sacrifier un peu de notre bien-être matériel à la sauvegarde de notre identité.
 C’est l’Angleterre multiculturelle et mondialisée qui a voté pour rester dans l’Europe ; c’est l’Angleterre anglaise qui a voté pour le Brexit.
« Ce vote ne vient pas d’un petit pays excentré comme la Grèce ou d’inadaptés au libéralisme comme les Français, mais du cœur idéologique et financier de la mondialisation.  

Ce Brexit doit être ajouté au triomphe de Donal Trump aux primaires américaines lorsqu’il a imposé à l’establishment du parti républicain taux médias un discours hostile au libre-échange, à Wall Street et à l’immigration. 
Boris Johnson et Donald Trump n’ont pas seulement le même coiffeur, ils incarnent ensemble un basculement de l’histoire, une fin de période, une fin de génération, qui dans les années 1960, 1970, a vu naître l’alliance idéologique entre les libertaires et les libéraux, entre les défenseurs des minorités et les apôtres de l’individu-roi.
 Ensemble, ils ont consacré le règne du droit et du marché, de la diversité et de l’abolition des frontières. 
Aux Etats-Unis, ce fut la rencontre des hippies et Berkeley et des Chicago Boy’s de Milton Friedman ; en Angleterre, celle des Beatles et de Margaret Thatcher. En France, le mariage de Madelin et de Cohn-Bendit. 
Cette révolution venue de l’Ouest a balayé ensuite toute l’Europe et le monde entier.
« Ce n’était pas la première fois dans l’histoire. La Glorious Revolution de 1688 instaurant le régime parlementaire en Angleterre et la Révolution américaine de 1776 avaient précédé et inspiré la Révolution française de 1789 avant que les soldats de l’An II et de la Grande Armée ne répandent les idées de liberté et d’égalité dans toute l’Europe. 
A chaque fois, une révolution venue du grand large se répandait peu à peu sur le continent.
« Nous vivons sans doute une période similaire : une nouvelle révolution poussée par les vents d’Ouest, mais une contre-révolution. 
Cette insurrection venue des peuples menace les élites occidentales, leurs privilèges, leurs certitudes, leurs idéaux aussi. 
Leur hargne face au Brexit indique qu’elles sont décidées à vendre chèrement leur peau. »