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jeudi 26 mai 2016

CETTE VIOLENCE QUI FASCINE LA GAUCHE !!!

Cette gauche fascinée par la violence

Publié le  dans Politique


Par PABerryer.
La succession des événements autour de la Loi Travail respecte une chronologie presque classique en la matière. 
On a l’impression d’assister à un ballet 100 fois vu et revu où tout s’enchaîne mécaniquement. 
Tout d’abord, et comme de coutume, cela commence avec un projet de loi, dont les aspects positifs et innovants sont aussi nombreux que les opinions favorables de la cote de popularité du Président.
Après l’indignation soulevée par le projet de loi vient la contestation. Petite nouveauté, elle débute avec le mouvement « Nuit Debout » qui regroupe sur les places publiques les habituelles populations gauchistes que l’on s’attend à trouver là : étudiants grévistes qui n’ont pas commencé en bloquant les facs pour changer, altermondialistes, zadistes, etc.
Ils essayent de refaire une sorte de mai 68. Sur ce premier noyau de contestataires se greffe ensuite l’équipe habituelle de syndicalistes, de fonctionnaires et de grévistes avec comme dernier rebondissement le blocage des raffineries.
 Bref, rien de neuf, on prend en otage les Français pour faire avancer ses revendications.

Déchaînement de violence

L’élément le plus intéressant de cette contestation n’est pas tant « Nuit Debout », devant laquelle les médias perdent toute objectivité, que la violence qui se manifeste de façon de moins en moins retenue. 
Nous avons tous en tête les images de ces dernières semaines : ces centres-villes dévastés, ces places souillées, ces policiers lynchés en pleine rue et les porte-paroles de la contestation qui refusent de se désolidariser de cette violence.
 Un léger changement est survenu récemment avec les attaques contre les permanences du PS.
Cela a commencé par des dégradations plus ou moins fortes, et récemment celle de l’Isère a été la cible de tirs à balles réelles. 
Heureusement il n’y a pas eu de victimes mais Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire des restes du PS, a sorti un communiqué condamnant les violences contre le parti. Uniquement celles à l’encontre du PS. Rien sur les autres victimes des violences, innocents citoyens et même policiers, rien sur les biens privés détruits, rien sur les dégâts que le contribuable devra rembourser.

La gauche pompier pyromane

Le fait est que la gauche française est un véritable pompier pyromane tant elle cultive un rapport ambigu à la violence. Elle aime son confort petit bourgeois mais rêve du Grand Soir qui verra les ennemis du Peuple portés à la lanterne. 
La gauche française n’a pas pu se détacher de la violence comme moyen politique, tout comme elle n’a jamais vraiment renoncé au marxisme. Son incapacité à condamner les violences de la contestation de la Loi travail traduit une fascination malsaine pour la violence assimilée à la Révolution. 
À cela s’ajoute son désir de ne pas paraître en retrait du combat social en se coupant des militants qui battent le pavé. La gauche doit prendre garde car elle pourrait bien finir balayée par ceux-là même qui s’agitent en ce moment.
En effet, si les opposants à la Loi travail parvenaient à s’emparer du pouvoir les conséquences seraient bien pires qu’un deuxième mandat de François Hollande. 
Ces opposants sont des socialistes qui considèrent le PS comme social traître. Ils sont empreints du marxisme qui fit tant de dégâts au XXème siècle.
Chaque fois que le socialisme fut introduit dans un pays cela se termina systématiquement mal : la violence sans fard, la misère uniforme et la froide égalité des charniers. Le Venezuela de Chavez et Maduro en est le dernier exemple en date. 
Le socialisme n’a jamais fonctionné et pourtant certains veulent encore essayer ; même les Shadocks auraient déjà arrêté de pomper.  Ces attaques contres les permanences PS ne sont qu’un avertissement à côté de ce qui se produira si jamais les opposants à la Loi Travail l’emportaient.

Cette violence légitime aux yeux de la gauche

Au delà de cela, une autre conclusion est à tirer de ces événements, relative au rapport de la gauche française à la violence : celle de sa légitimité comme arme de la lutte des classes. 
Pour la gauche la violence est légitime si elle sert à combattre les ennemis du progrès (souvenons-nous de ce prémonitoire « Ce sang est-il donc si pur ? » à propos des victimes du 14 juillet 1789).
Il est impossible de ne pas faire le parallèle avec les événements de La Manif Pour Tous.
 Pour la gauche il est légitime et nécessaire de recourir à la force contre des manifestants pacifiques si ceux-ci s’opposent au progrès tel qu’envisagé par le Camp du Bien.
De même il est nécessaire de disperser, d’arrêter et d’emprisonner les Veilleurs qui se réunissaient pour chanter et réciter du Péguy. Par contre la violence devient odieuse si elle s’attaque aux représentants du Bien, qu’il s’agisse des opposants à la Loi Travail ou bien aux permanences du PS.
Ceci explique l’indécision de la gauche française en général vis-à-vis de la violence des opposants à la Loi Travail. 
Ses liens avec la violence sont tellement malsains qu’elle ne peut la combattre, elle reste fascinée. 

Il suffit de se montrer violent pour qu’elle écoute et finisse par céder. 
Fort avec les faibles, faible avec les forts, voilà la devise de la gauche française.


En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2016/05/26/254285-cette-gauche-fascinee-violence#1UG1E6LPok0yy48i.99


ET AUSSI

Extrême gauche : la stratégie de la violence

Publié le  dans Politique
Pourquoi ce culte de la violence à l'extrême gauche ?
Depuis quelques jours, les raffineries sont bloquées partout en France sous la pression des syndicats, avec la bienveillance et les encouragements de toute la gauche de la gauche. Avant cela, ce sont plusieurs grandes villes, notamment Rennes, qui ont été la cible de casseurs d’extrême gauche, ces black blocs animés par la haine du flic et du bourgeois. Pour mieux comprendre le phénomène, Contrepoints a interrogé Frédéric Saint Clair. Frédéric Saint Clair est mathématicien et économiste de formation. Il a été chargé de mission auprès du Premier ministre Dominique de Villepin pour la communication politique (2005-2007). Il est aujourd’hui consultant en stratégie et communication politiques.
L’actualité de la gauche radicale, c’est le blocage des raffineries, qui prend en otage les citoyens et met en danger l’économie déjà chancelante du pays. Cette culture de la violence imprègne-t-elle toute l’extrême gauche français ? Quelle en est l’origine ?
Il est, me semble-t-il, effectivement possible d’englober sous un même vocable – gauche radicale – des centrales syndicales du type CGT et des partis de gauche du type FG, PCF, etc., voire des fractions du PS ou d’EELV, qui disposent d’une vision politique relativement commune, fondée sur la lutte sociale : manifestations, grèves, blocages, violences.
Aucune partie de l’extrême gauche n’est épargnée par cette culture de la violence. Ces mouvements ont ceci d’étonnant qu’il leur semble naturel de faire coïncider, dans leur discours, action violente et revendication démocratique, comme si leur parole et leurs actes représentaient ceux du peuple. Cette position est d’ailleurs très fréquente parmi les populismes, de gauche comme de droite.
L’origine idéologique de l’extrême gauche telle que nous la connaissons prend, en théorie, sa source dans les écrits de Marx et Engels, même si ils n’ont la paternité ni du concept de socialisme ni du concept de classe, ni même de celui de lutte des classes.
La dialectique marxiste néanmoins, héritée de Hegel, étend à l’ensemble du champ social le principe d’un progrès par antagonismes réciproques, et légitime ainsi l’idée d’un conflit perpétuel. La gauche radicale est incapable de se défaire de cette obsession violente, quand bien même, ainsi que vous le soulignez, elle conduirait à ruiner l’économie du pays.
Comment peut-on expliquer la complaisance de la gauche de gouvernement pour les agissements de l’extrême gauche ? S’agit-il simplement d’un calcul électoral, ou alors un complexe vis-à-vis d’un courant qui se présente comme plus pur et plus juste que ses versions modérées ?
Les deux. On pourrait ajouter une troisième raison qui est celle d’une sympathie de jeunesse qui touche bon nombre de responsables politiques passés par les rangs du trotskisme. Il est à noter qu’Eduard Bernstein, qui a été le premier critique sérieux de la doxa marxiste après la mort d’Engels, ouvrant la voie à la social-démocratie allemande, ou bien Jean Jaurès, qui a opéré un mouvement similaire en France, ont été des penseurs d’envergure.
Il est assez incompréhensible que des responsables politiques de gauche continuent de cultiver un sentiment de complaisance vis-à-vis des théories radicales comme si elles disposaient de vertus particulières ignorées de ces penseurs.
 Les ruptures du tournant du XXème siècle au sein de la doctrine socialiste n’étaient pas cosmétiques. Elles mériteraient d’être repensées.
Le fait qu’une poignée de syndicalistes radicalisés puisse prendre en otage l’ensemble du pays renvoie à un modèle social et économique français malade.
 Comment faire pour réformer ?
Les « syndicalistes radicalisés » que vous mentionnez ne peuvent agir ainsi que parce que le politique est faible. Et dans une démocratie d’opinion, deux raisons peuvent expliquer une telle faiblesse : le défaut de légitimité des représentants et le soutien de ladite opinion à ces actions de blocage intempestif. La première raison est assez régulièrement évoquée ; j’aimerais m’arrêter un instant sur la seconde. Car il me semble que nous sous-estimons aujourd’hui l’importance de la sympathie que génère ce type de comportement antisystème auprès de l’opinion publique.
Non pas que les Français se réjouissent des conséquences négatives de ces actions sur l’économie, mais la détestation du principe libéral, notamment sous sa forme économique, atteint de tels niveaux dans notre pays que, bien souvent, elle suffit pour permettre au plus grand nombre de consentir. 

Une fraction assez large des Français considère, me semble-t-il, les mouvements sociaux de tous ordres comme un mal nécessaire afin de s’opposer à un capitalisme sauvage qui opprimerait toujours davantage le pauvre au profit du riche. 

Étant donné la complexité de notre système économique mondialisé, on comprend l’urgente nécessité d’éduquer les consciences de manière à briser certains mythes.

En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2016/05/25/254233-cette-violence-traverse-toute-culture-dextreme-gauche#LcIZLxXCRIVhsq1b.99