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samedi 30 avril 2016

TRIBUNE LIBRE, POINT DE VUE ET CONSTAT !

Toutes les forces de rupture et de progrès doivent s’unir derrière Marine Le Pen


Toutes les forces de rupture et de progrès doivent s’unir derrière Marine Le Pen


Fort bien, Robert Ménard, parlons donc…


C’est vrai que la question est latente: Marine peut-elle gagner en 2017 ? …


Si oui, à quelles conditions ? Avec quels alliés ? En rassemblant quels électorats ? En s’appuyant sur quel projet ?

Si oui, comment neutraliser la pression de l ‘Union Européenne de Bruxelles ? 
Celle de l’atlantisme US dominant et de l’ OTAN, son bras armé ? 

Celle encore des « groupes et réseaux occultes ou visibles » qui construisent la « Globalisation » dont il faudra sortir?


Le choix fait par Marine Le Pen d’activer la seule voie démocratique (pourrait-il y en avoir une autre ?) pour rompre avec le système politique, idéologique, économique qui domine notre pays depuis un demi-siècle et pour construire une autre « France » fidèle à son Histoire, à son identité, retrouvant ses frontières et sa souveraineté et oeuvrant pour le bien de tout ce qui est « le peuple travailleur », suppose un élan électoral majoritaire qu’il faut faire surgir dès le premier tour afin de le rendre crédible et efficient au second… face au magma informe de tous ceux qui, aujourd’hui, ont toutes les commandes et qui se retrouveront pour enfumer encore les citoyens de notre pays.

De ce fait, tout ce qui peut aujourd’hui participer de cette construction électorale doit être mis en oeuvre, en excluant obligatoirement toute ambition personnelle, toute émergence d’égos mal venus, toute tentative d’affaiblissement de la seule candidate porteuse de l’espoir du Peuple de France et qui a fait, sur le terrain, malgré les obstacles de toutes sortes, les preuves tangibles de son efficacité.


Les rencontres que vous organisez à Béziers semblent s’inscrire dans cette perspective : du moins, c’est ce qui ressort de votre interview dans « Riposte Laïque  » du 26 /04…


Souhaitons qu’il en sorte des propositions concrètes, des démarches politiques de rassemblement, des éclaircissements sur les ambitions de ceux qui, aujourd’hui, avec 4 à 5% des voix, veulent s’ériger en représentants des « souverainistes » et des « patriotes » , des volontés affirmées de lutter contre la déchéance, en tous domaines, de notre pays, et pour la Renaissance, dans tous les domaines, y compris celui du salariat, de notre Nation et de son Peuple aux identités retrouvées…

Cependant, il ne faut pas partir sur des « bases » erronées pour que ces dialogues soient constructifs et permettent de rompre d’avec 40 ans de politique menée par le bipartisme  imposé PS-UMP.
Quand on parle de « droite », aujourd’hui, de quoi parle-t-on? Quand on parle de « gauche », croit-on que l’on parle d’une opposition « à la droite » ? Réunir « les droites », ça veut-dire quoi?


Si l’on observe la politique menée depuis 1983 par et les présidences Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, et les gouvernements Mauroy, Fabius, Rocard, Chirac, Juppé, Jospin, Raffarin, Fillon, Valls (pour faire court) , qui peut dire qu’en matière de finances, de fiscalité, d’endettement, de fonctionnement de l’Etat (et des collectivités territoriales), de prébendes distribués aux « bien placés », de soumission aux multinationales, de progression du chômage, de pression sur le pouvoir d’achat des salaires et des pensions, d’affaiblissement de la souveraineté nationale, d’imposition de l’Europe technocratique, d’ouverture inconsidérée des frontières, de creusement des déficits sociaux, de communautarisme et de multiculturalisme, de propension à l’islamisation de notre pays ….(Ouf! j’arrête là l’inventaire…et j’oublie le « raton laveur »!), ils ont agi différemment?

Mondialistes, européistes (de l’Europe des traités indignes de Maastricht, Amsterdam, Barcelone ou Lisbonne), immigrationnistes, islamophiles , tous, oui, « de droite » comme « de gauche »….

Et même pour ce qui est « du sociétal », croyez-vous que la « majorité » de cette droite parlementaire soit différente « de la gauche plurielle » ? Tout montre le contraire : « mariage pour tous », négation de la famille, islamophilie, multiculturalisme (Sarkozy parlait de « métissage »…), acceptation de l’insécurité, partage indécent des ressources, esprit de caste politicienne… Faut-il donner la liste des « élus de droite » qui favorisent l’islam conquérant ? de ceux qui aident au financement public des mosquées? de ceux qui pratiquent l’assistanat social électoraliste ou en direction des illégaux et autres pseudo-migrants d’aujourd’hui?

Il est bien clair qu’aujourd’hui la ligne de partage passe entre ceux qui, de quelque manière que ce soit, profitent de la « mondialisation » et s’activent à décomposer la Nation et son peuple historique, et ceux qui veulent rompre avec cette politique mondialiste qui nous détruit .


Et cela suppose que ce qu’il faut rassembler, ce sont les suffrages des victimes de la politique menée, dans tous les domaines, depuis 40 ans, que ces suffrages viennent « de la droite traditionnelle », de la « gauche plurielle » ou de l’abstention chronique.

Les électeurs qui ont poussé Marine Le Pen et son mouvement à 30% des suffrages viennent de ces diverses sources : il suffit d’analyser les scores des candidats FN aux Régionales, en PACA, dans le Nord-Pas de Calais, en Alsace- Lorraine ou dans le Languedoc Roussillon pour voir qu’une masse importante de voix a transité depuis les anciens fiefs de la « gauche socialiste » et, surtout, « communiste »…


Et si 50% des salariés (ouvriers et employés) qui ont voté ont voté pour Marine et ses amis, cela signifie qu’il y en a autant à gagner…sans parler des salariés abstentionnistes qui souffrent de la politique actuelle et qui n’ont pas encore fait le pas.
C’est en s’adressant directement aux citoyens de notre pays que Marine pourra construire une éventuelle victoire, et si l’appui de personnalités populaires, correctement engagés et prêtes à oeuvrer avec elle peut être utile, ce doit être de manière claire, sans céder à de quelconques arrangements électoralistes, et pour l’aider à gagner.

Mais il est vrai aussi que cette adresse directe de Marine à l’électorat de France suppose une sortie de l’étroitesse de son parti et la nécessité d’avoir un regard, une parole, une vision bien plus larges, bien plus élaborés, bien plus complets et bien plus complexes que ne l’imposerait l’enfermement dans le seul discours anti-immigrationniste ou anti-islam…
Et ce d’autant que tout se tient : l’ouverture tous azimuts des frontières permet de donner au patronat européen (et donc français) une main d’oeuvre bon marché, vulnérable, soumise, d’autant plus que cette main d’oeuvre induit un chômage endémique propice à la main mise de ce patronat sur notre espace social.

Elle permet aussi de transférer dans nos pays des masses d’individus qui allègeront les problèmes des pays non développés que la mondialisation tient à laisser dans l’impasse au nom de sa division internationale du travail et de sa géo politique des ressources énergétiques et agricoles.
Elle permet encore d’instiller dans nos peuples plus cultivés, mieux armés à résister, plus ouverts à la pratique démocratique, des masses incultes, soumises à une pseudo religion anachronique, mortifère et déshumanisante, habituées à réagir en robots conditionnés et poussées à imposer leur communautarisme destructeur dans l’unité laïque de notre société.

Détruire la Nation, détruire le Peuple , détruire ce que les citoyens de ce Peuple ont construit depuis des siècles… et laisser se perpétuer l’état général de l’espace économique mondial qui voit 1% de la planète posséder  99%  des richesses!

Le simple examen de cette seule question permet de comprendre qu’aucun projet politique victorieux ne peut se construire sur un seul aspect de la décrépitude de notre pays, tant les problèmes s’articulent et se solutionnent en même temps.

Il y a donc nécessité à appréhender l’espace politique actuel de manière globale et à construire un projet novateur qui apporte des perspectives claires et unificatrices dans tous les domaines, que ce soit dans celui du refus de l’immigration, du rejet de l’islamisation, de l’effacement de toutes les formes du communautarisme, ou dans celui de la juste rémunération du travail, de la vraie protection sociale et civile, de la performance des services publics, de la moralisation de la vie publique, de la restructuration administrative de notre pays, du rejet de la gabegie financière, de la justice fiscale, de l’efficience de l’enseignement et de la formation, de la juste représentation des forces politiques et de l’exercice quotidien de la démocratie.

Pour faire cela, toutes les forces – que nous appellerons ici de rupture et de progrès – doivent se rassembler sans arrière pensée… et s’unir derrière la seule candidate à même de rencontrer le Peuple de France, puisque c’est ainsi que s’analyse, sous la 5e République, l’élection présidentielle.

Sinon, il faut faire la « révolution » et ouvrir les hostilités de la guerre civile.

Robert Albarèdes