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mardi 26 avril 2016

BRETAGNE: À NANTES COMME À RENNES ! LE VIVRE ENSEMBLE ET L' OMERTA ???

 

Nantes. 

200 immigrés clandestins vendent de la drogue et volent en plein centre-ville

NANTES_COMMERCE
26/04/2016 – 07H00 Nantes (Breizh-info.com) – De nombreux Nantais ont remarqué que depuis plusieurs mois des dizaines de jeunes hommes, souvent d’origine maghrébine, s’adonnaient à la vente de stupéfiants en plein centre-ville, notamment à la station Commerce (ligne 1). 
Dénoncés par les syndicats d’agents de la TAN, notamment la CGT qui parle de « berniques », ces jeunes dealers – qui n’hésitent pas à empêcher l’accès à leurs locaux aux agents de la TAN – continuent leur business comme si rien n’était.
Ils peuplent régulièrement les audiences de correctionnelle pour divers larcins – la drogue ne suffisant pas pour vivre, ils font aussi des vols à la tire ou à l’arrache, voire avec violence, et bénéficient souvent de la mansuétude de la justice, au prix de quelques astuces : donner à chaque fois une identité différente, donc vierge, ou se déclarer systématiquement SDF bien qu’en apparence, ces jeunes ne dorment pas dehors et sont propres sur eux. 
Un policier nantais, exaspéré par la persistance de ces délinquants récidivistes et clandestins qui arrivent à eux seuls à justifier l’inutilité de l’état d’urgence, a accepté de nous donner – sous couvert d’anonymat – quelques précisions à leur sujet.
« En plein état d’urgence, c’est complètement dingue ! ».
« On en voit environ 150 à 200 dans le centre-ville à longueur de journée, même s’il y en a sûrement plus », explique notre source. « Ce sont des jeunes hommes – vingt à trente ans en général, parfois plus, qui viennent principalement du Maghreb, notamment de Tunisie et d’Algérie. Presque tous sont clandestins. Certains se présentent comme Libyens pour éviter d’être expulsés, d’autres ne font même pas cet effort, puisqu’il n’y a plus de volonté politique d’expulser ces clandestins », qui ne viennent pas de pays en guerre et n’ont rien à faire sur le territoire.
La loi le permet pourtant : il existe une infraction à la législation sur les étrangers (ILE) qui permet d’arrêter un clandestin, puis de le retenir administrativement dans un centre ad hoc (CRA) le temps que soit prononcée à son encontre une mesure d’éloignement, et de procéder à son expulsion dans la foulée. Mais « les juges libèrent systématiquement les personnes s’il y a juste une ILE », remarque le policier, qui constate aussi qu’ils « mentent systématiquement sur leur identité et leur origine, et s’il y a un doute, on n’expulse pas ». 
Par ailleurs les fichiers de la préfecture et de la justice ne sont pas croisés, si bien que « un de ces clandestins peut ressortir libre du tribunal avec un énième sursis, tandis qu’il a déjà fait l’objet, sous trois identités différentes, d’obligations de quitter le territoire [OQTF] qu’il a évidemment ignorées », constate notre source, qui ajoute : « en plein état d’urgence, c’est complètement dingue ! ».
Des dealers très organisés
Ces dealers clandestins, qui occupent aussi depuis peu de temps des recoins assez éloignés sous la grande halle de Pirmil, au sud de la Loire et ont plusieurs points de vente dans le centre-ville, en plus de Commerce, dealent essentiellement de la résine de cannabis de qualité médiocre en barrettes, à 20 € les trois grammes.
Ils sont très organisés, et donc difficiles à interpeller. « Ils ont compris maintenant, ils n’ont jamais l’argent et la came en même temps sur eux. On en arrête un, il a deux trois barrettes, il peut dire au juge que c’est sa consommation personnelle, et paf ! Il est relâché », indique notre source. « En fait, ils fonctionnent par réseaux de 6-7 personnes. Y en a un qui deale, l’autre qui va chercher régulièrement l’argent, un troisième qui a quelques barrettes sur lui pendant qu’il est dans un commerce avoisinant, un quatrième qui fait la navette vers le squat ou l’appartement qui leur sert de planque etc. ». 
Et plusieurs de ces réseaux s’organisent en même temps pour dealer à Commerce et ailleurs. La drogue et l’argent sont souvent entreposés « dans un appartement vide, dont ils forcent les serrures, ou un squat. Cela peut être une cave, ou un logement HLM vide, à Bellevue par exemple », un quartier sensible à forte densité de population d’origine immigrée à l’ouest de Bellevue.
Quand la drogue ne suffit pas : des vols et des agressions crapuleuses en masse
Mais l’argent facile de la drogue ne suffit pas toujours à nos jeunes clandestins, dont beaucoup fument, boivent et jouent au PMU de la place du Commerce. Alors, ils se livrent à d’autres activités délinquantes. « Notamment de très nombreux vols, à la tire, à l’arraché, ou avec d’autres méthodes – en donnant l’accolade à un inconnu et en profitant de sa stupeur pour lui faire les poches », précise le policier.
 « Ils piquent les smartphones posés sur les tables, font des vols à l’arraché dans le tram ou dans les ruelles du centre-ville parfois, et revendent ensuite les objets volés ».
Tous les moyens sont bons. Certes, ils s’appuient sur des réseaux de receleurs, mais ils essaient aussi la vente à la sauvette. 
Par exemple, en décembre dernier, l’un d’eux essayait de vendre des sacoches visiblement volées récemment aux personnes dans la file d’attente d’une sandwicherie-kebab de la rue de Gorges. Interpellé peu après par la BAC, il s’était déjà débarrassé de ses sacoches auprès d’un complice. « Évidemment », constate notre source, « là aussi ils fonctionnent en petits réseaux, et ils ont bien compris la faille : pas de butin, pas d’affaire. Si on l’interpelle et qu’il n’a rien sur lui, on est obligé de le relâcher ». 
Cependant, les policiers nantais réalisent une à plusieurs interpellations par jour de ces jeunes hommes très connus, porteurs sur eux d’objets dont ils sont incapables de justifier la provenance. 
« Mais quand on voit que la justice leur donne un mois avec sursis, même si c’est la 30e fois qu’on interpelle le gars, on se dit à quoi bon. Et même si c’est un mois ferme, il sort, le soir même il recommence ».
Le soir, ces jeunes clandestins maghrébins se regroupent et « partent à la chasse », constate notre source. « Ils vont dans les ruelles du Bouffay, à la sortie des bars de nuit et des clubs aussi, au Hangar à Bananes, etc.
 Et dès qu’ils repèrent un petit blanc à trois grammes qui sort seul, ils l’encadrent à cinq-six et lui piquent ses valeurs, en usant de la violence s’il ne se laisse pas faire ». Cela arrive « toutes les nuits vers deux ou trois heures du matin, un peu plus tard au Hangar à Bananes »,remarque notre source, « et parfois ils n’utilisent pas que des poings, mais des armes blanches aussi ».
Est-ce à ces phénomènes récurrents qu’il faut attribuer la flambée de bagarres au couteau, notamment devant le Fox Trot récemment (un homme tué ) et place Graslin (un jeune homme dans un état critique, mais tiré d’affaire ) ?
Le but ultime de ces clandestins : épouser une Française
Ces clandestins qui ne sont jamais sur l’eau, ont-ils des rêves. « Oui, se marier avec une française », soupire notre source. « On en avait un, une vraie pourriture, douze ans durant clandestin, toxico, voleur, il avait deux ou trois MST et couchait à tout va, on ne cessait de l’interpeller. Il s’est maqué avec une française et maintenant il est intouchable ».
« C’est leur but ultime », constate-t-il. « Et ils ne sont pas difficiles : vieille ou jeune, moche, à moitié folle ou avec un suivi psychiatrique, peu importe, une Française pour avoir les papiers et la paix ».  
Certains épousent des femmes célibataires plus ou moins suivies par les services sociaux, « éventuellement contre rétribution », souffle notre source. « D’autres finissent par se maquer avec les jeunes filles un peu fragiles et désorientées qui traînent avec eux, dans les cafés et leurs squats. Ce sont souvent des jeunes filles qui ont été ballottées de foyer en foyer, ou qui viennent de milieux sociaux défavorisés. 
Ce qui leur importe, c’est qu’elles soient Françaises ». 
Là encore, sur le nombre de mariages arrangés, l’omerta complète règne. Une chose est sûre, « parmi ces clandestins qui sévissent dans le centre-ville, il y en a déjà un certain nombre qui sont maqués et donc on ne peut plus les virer de France », indique le policier.
L’absence de vidéo-surveillance à Nantes pointée du doigt
« C’est sûr, le centre-ville se dégrade », remarque notre source. « Chaque année, le centre-ville est de moins en moins sûr ». 
Et l’omerta des pouvoirs publics locaux, qui préfèrent mettre en avant les projets d’urbanisme, la féminisation des noms de rue, ou l’environnement de la ville de France où il fait le mieux vivre, n’améliore rien. « Il y a une réelle chape de plomb, tant du côté de la mairie que d’autres autorités qui pourraient donner de la voix », la préfecture par exemple.
« Nous, ce qui nous gêne surtout, c’est l’absence de vidéo-surveillance », remarque le policier. « Heureusement, il y a les caméras de Saint-Herblain et de la TAN, ça nous permet de résoudre pas mal d’affaires ». 
Mais l’absence de vidéo-surveillance urbaine à Nantes – il n’y a que des caméras pour surveiller le trafic routier – confine à l’absurde. « Ainsi à Bellevue, y a des caméras sur une moitié, côté Saint-Herblain, et on est dans le noir pour l’autre moitié, côté Nantes. Devinez où les délinquants vont se mettre ? ».
En 2013, Nantes, 7e ville de France, avait encore une délinquance nettement en retrait par rapport à son importance. 
Selon les données compilées alors par l’Express la capitale bretonne était à la 231e place nationale pour les violences aux personnes et les violences physiques crapuleuses, à la 376e pour les atteintes aux biens, à la 345e pour les cambriolages, à la 298e pour les vols de voiture. 
Cependant, tout porte à croire que nous assistons ces dernières années, et plus encore ces derniers mois, à un effet de rattrapage très important, auquel ne sont pas étrangers les clandestins multi-récidivistes du centre-ville.
La question de l’installation de la vidéo-surveillance, qui ne se posait jusqu’alors pas car la délinquance restait modérée pour une ville de cette importance, se pose avec acuité maintenant, d’autant que les communes alentours s’équipent et que la capacité des forces de l’ordre à maintenir, justement, l’ordre en faisant échec à la délinquance, se trouve fortement entravée par l’absence de caméras de vidéo-surveillance urbaines dédiées à la sécurité des rues.
Louis-Benoît Greffe
Crédit photo : DR
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