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mardi 26 avril 2016

BRETAGNE ET DEMANDEURS D' ASILE ! COMBIEN ÇA COUTE ???

FRATERNITÉ AVEC LES MIGRANTS!

 VIDÉO:  http://www.delitdimages.org/qkl/

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Plus de cent personnes se sont retrouvées le 20 mars sur la plage de Beg Léguer afin d’exprimer leur soutien aux migrants en se couchant sur le sable pour former  le mot fraternité. 
Cette action symbolique, programmée à l’initiative des collectifs de soutien aux sans-papiers de Bégard et Lannion et d’un collectif de citoyens, a été filmée pour la réalisation du clip: 
“Comme une bouteille à la mer : Urgence migrants”.

Pleyber-Christ. Les demandeurs d’asile organisent leur quotidien

  • Les douze demandeurs d’asile, en compagnie de Catherine Mandin (derrière, à gauche).
    Les douze demandeurs d’asile, en compagnie de Catherine Mandin (derrière, à gauche). | OF.

Ces douze hommes vont d’abord suivre des cours de français. Une enquête sur leur cheminement va être menée, avant un entretien pour obtenir le statut de réfugié.

Les démarches administratives ont démarré pour les douze demandeurs d’asile venus volontairement de la « jungle » de Calais, mardi dernier (voir Ouest-France du jeudi 21 avril).

 Leur état civil a été établi. Ils étaient présents, samedi matin, avec des élus et plusieurs associations locales, au centre d’accueil et d’orientation (CAO) du Bruc.

Ils resteront au moins trois mois dans la commune. Le programme des prochaines semaines a donc été détaillé par Catherine Mandin, chef de service du pôle hébergement au sein de l’association d’insertion Coallia. 

Elle aidera notamment ces migrants à constituer leur dossier afin d’effectuer leur demande d’asile auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Le but : obtenir le statut de réfugié. Ce statut leur permettra de travailler en France, avec les mêmes droits et devoirs que n’importe quel citoyen, sans toutefois pouvoir voter ou travailler dans une administration.



  « Persécutées »« Ces personnes demandent la solidarité internationale, car elles sont persécutées dans leur pays », a précisé Catherine Mandin. Parmis elles, il y a dix Soudanais, un Érythréen et un Afghan. Onze de ces hommes sont mariés. 
L’accession à la demande d’asile se fait sur la base d’une enquête précise : « À partir de mi-mai, on va creuser dans leur histoire, sur des choses qu’ils ne veulent pas dire, qu’ils veulent occulter, a expliqué Catherine Mandin. C’est un cycle normal, avant la suite des démarches. » 
 Une fois leur demande d’asile déposée, ils pourront intégrer l’un des trois centres d’accueil pour demandeur d’asile (Cada) du Finistère.L’apprentissage du français va aussi être lancé. L’association Paroles, qui intervient dans tous le pays de Morlaix, prendra en main l’enseignement de la langue, dès cette semaine. 
Des binômes seront constitués, à la tête desquels sera assigné un tuteur. 
Pour le moment, des traducteurs communiquent en arabe avec les migrants.


Un traducteur (à gauche) parle en arabe aux migrants (assis à droite).


La maîtrise du français n’entre pas en compte dans la demande d’asile. Cependant, note Catherine Mandin, « s’exprimer et mieux comprendre les demandes d’asile permet d’être plus assuré lors de l’entretien. En ayant mieux appréhendé les concepts, on peut mieux se défendre ».

DétenteAvant ce moment crucial, les migrants dépendent de la commune et des associations pour vivre. Arrivés totalement démunis de Calais, ils ont dû faire le tour des différentes associations locales pour récupérer des vêtements. 


Et il semblerait que les chaussures de foot aient attiré le regard de ces hommes. « Ils sont accros au foot », a relevé, amusée, la représentante de Coallia.

Samedi prochain, ils pourront se détendre un peu sur un terrain, entre deux cours de français.


Source:  http://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/