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lundi 29 février 2016

PAYSAN AU SERVICE DES GENS ET NON DU FRIC ! ( YVES FROMENTEL )


«JE SUIS UN PAYSAN AU SERVICE DES GENS, ET NON DU FRIC»…

Compte tenu, de la réception animée du locataire de l’Elysée, au salon de l’agriculture, on peut se demander s’il ne serait pas opportun pour les agriculteurs/éleveurs de se poser les bonnes questions.
 N’oublions pas que TAFTA est en embuscade et ne laisse rien présager de bon, pour la filière agricole, pas plus que pour ce qui reste, de nos productions 100% françaises. 
Aussi, au lieu de se lamenter en acceptant d’avoir été subventionnés par Bruxelles, pour suivre des directives destructrices de la qualité, au profit de la quantité, pourquoi ne pas suivre l’exemple d’Yves de Fromentel ? 
Nous parlons ici, des vrais agriculteurs piégés par le système, pas des géants céréaliers et autres exploitants tueurs de terres, qui ne jurent que par extension/production intensive/investissements/subventions. 
Ceux là sont des hommes d’affaires, pas des paysans. C’est peut être aussi là, que nous consomm’acteurs avons un rôle à jouer..
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Il ne sera pas au Salon de l’Agriculture.

Yves de Fromentel, 56 ans, est bien trop occupé avec sa fromagerie. Il est en train d’en construire le local, au fond de sa jolie ferme nichée en bordure de Pécy (Seine-et-Marne).

Cet été, il commencera la fabrication des yaourts, des fromages blancs, du beurre, de la crème et des fromages. Le tout garanti 100 % bio.
Alors forcément, « l’agriculture et l’alimentation citoyennes », thème de la nouvelle édition du Salon,, ça lui parle.

« Un agriculteur citoyen est celui qui est au service du consommateur et non du fric », lance-t-il. Lui est passé au bio en 2009. « Je n’ai jamais été un gros utilisateur de chimie, mais j’étais quand même dans la production intensive. »
« Céréales, Courchevel, Cannes »
Son père avait effectué ce tournant en 1976. « A cette période, les agriculteurs sont devenus des exploitants, à la tête de terres placées entre les mains de la mécanisation, de la chimie et de la pharmacie, disposant du coup de beaucoup de temps libre et de substantielles subventions.

C’était la grande époque, celle des « 3C », pour « Céréales, Courchevel, Cannes » : les agriculteurs passaient leurs vacances à Courchevel, achetaient des appartements à Cannes… ».
Et puis, tout a changé. « A force d’être nourries par les feuilles et non plus par les racines, les plantes se sont affaiblies. Il a fallu les soigner toujours plus », se souvient-il.

Le cours des céréales a chuté, obligeant les exploitants à produire plus, donc à investir plus, donc à s’endetter plus, et donc à produire encore plus. Les agriculteurs ont dû affronter seuls, au mieux en famille, ce cycle infernal : plus de salariés ou presque pour les aider, plus de lieux ou presque où se confier.

« La disparition de la main-d’œuvre a entraîné celle des petits commerces », souffle Yves. A Pécy, il n’y en a plus un seul. Tout a fermé : la boulangerie, l’épicerie, les quatre cafés-restaurants et même la Poste.
Un jour, Yves a eu envie d’autre chose. « J’avais gardé mes vaches et grâce à elles, j’ai pu opérer le tournant. » Car pour lui, tout est lié : « Ma paille sert de litière pour mes vaches, qui la transforment avec leurs bouses en fumier, dont je me sers pour nourrir mes cultures.

Ces productions ont des valeurs nutritionnelles exceptionnelles et une partie sert à nourrir mes vaches qui produisent alors un meilleur lait, et donc de meilleures bouses… Vous voyez, c’est un cercle vertueux ». Qui crée aussi de l’emploi : Yves a trois salariés.
« Ils font du bio dans le fric, pas du bio dans l’âme »
Ne lui parlez pas des derniers convertis au bio, «  ces chasseurs de primes  », dit-il – l’Etat verse 300 euros pour chaque hectare transformé – qui produisent seulement des céréales, cultures les plus rentables. « Ils font du bio dans le fric, pas du bio dans l’âme », s’agace-t-il.

Ne lui parlez pas non plus de la cherté du bio. Il balaye la question d’un revers de main : « La qualité fait que vous mangez moins car vous êtes mieux rassasié, que vous jetez moins car les aliments se conservent mieux et que vous n’achetez plus de médicaments car vous ne tombez plus malade. » …/…
La vie dans un petit village sans commerce..
C’est un village sans commerce. Mais pas sans habitant: 637 personnes vivent ici. A Charrin, à quelques encablures de la Loire, au cœur de la verdoyante Bourgogne.

La population n’a pas bougé depuis quinze ans mais toutes les commodités ont disparu. Les cafés, la boucherie, la boulangerie, la Poste, l’épicerie et même le joyau local, l’hôtel-restaurant Les Voyageurs, un établissement jadis très réputé, désormais à l’état de ruine…/…

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