Google+ Badge

mardi 23 février 2016

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2017 : L' INTERVIEW DU GÉNÉRAL TAUZIN ! ( BREIZH- NFO )


Général Tauzin : « ces autorités politiques mettent la France en danger grave » [interview]


tauzin
23/02/2016 – 05h15 Paris  (Breizh-info.com) – « Rebâtir la France, le projet présidentiel » ; un an après son ouvrage « Rebâtir la France », le général Didier Tauzin annonce dans un livre paru aux Editions de Mareuil, sa volonté de se présenter à l’élection présidentielle en 2017, pour apporter des solutions aux crises profondes qui parcourent la France aujourd’hui. 
Dans ce nouveau livre, Le général Tauzin expose son projet présidentiel, qui consiste à remettre l’État au service des citoyens, libérer toutes les énergies et les initiatives de la société civile, et surtout rendre leur liberté de choix aux Français dans une démocratie plus directe. 
Sans langue de bois, avec courage, confiance et détermination,
Le général Tauzin, qui a servi dans l’Armée de terre (31 années en postes de responsabilité dont une vingtaine en opérations militaires), est officier de la Légion d’honneur, commandeur de l’Ordre national du mérite, Croix de la Valeur militaire, et chevalier de l’ordre des Palmes académiques.
Nous avons interrogé celui qui, comme l’a montré sa récente lettre de soutien au Général  Piquemal, est devenu le symbole d’une armée ou d’anciens militaires hauts placés, qui contestent de plus en plus le pouvoir politique en place et qui n’ont pas envie de voir demain, la France tout simplement disparaitre.

Breizh-info.com : Vous publiez un projet présidentiel pour la France, pour rebâtir la France. Pourriez vous en donner les grandes lignes à nos lecteurs ? 
Général Tauzin : Le plus important et le plus urgent est de restaurer notre confiance en nous-mêmes et en notre pays ; c’est la condition fondamentale pour arrêter la spirale de déclin. Pour cela, il faut reprendre l’initiative dans tous les domaines, en commençant par la sécurité intérieure et extérieure qui est aujourd’hui très compromise et qui devient la clé de tout redressement.
Ensuite, il faut restaurer notre cohésion nationale aujourd’hui gravement compromise ; pour cela, il faut nous redonner des repères communs, interrompre l’immigration pour une durée suffisamment longue et retrouver notre souveraineté nationale.
Sur ces bases, il faut « libérer toutes les énergies de la nation », ce qui doit être notre obsession politique. Pour cela nous devons dégager les moyens financiers de la construction de l’avenir, c’est à dire réduire drastiquement la dépense publique et l’orienter vers l’investissement, résorber notre dette suicidaire, et réformer l’Etat pour en réduire le coût et le mettre réellement au service des citoyens.
Enfin, investir dans l’avenir! C’est à dire dans une nouvelle politique familiale fondée sur la conception de la famille comme « matrice de la nation », dans la rénovation complète de l’enseignement et dans une politique volontariste de restauration de l’ascenseur social.

Breizh-info.com : Votre candidature est-elle officielle pour l’élection présidentielle ? N’avez vous pas peur d’être écrasé par les candidats politiques du système ou par les dissidents traditionnels ? Obtiendrez vous les 500 signatures ?
Général Tauzin :  Ma candidature ne peut pas être officielle aujourd’hui. Il y faut précisément les 500 parrainages d’élus, mais aussi la capacité financière minimale d’environ 1,5 million d’€, nécessaire à la confection et à la mise en place des bulletins de vote, des « professions de foi » et des affiches. Je ne dispose pas de cette somme. 
Il revient aux Français qui souhaiteraient ma candidature de m’y aider; il y a là une excellente occasion pour eux de se libérer par eux-mêmes de la dictature de fait exercée par les partis et les grands media, de choisir, mieux : de promouvoir !
Un candidat qui ne soit pas préalablement sélectionné, donc imposé, par les mêmes partis et media. L’état actuel de notre pays engage gravement la responsabilité de tous les citoyens devant les générations futures et toute l’histoire.
 Je prends mes responsabilités, que chacun en fasse autant à son niveau et selon ses possibilités ; personne ne le fera à notre place.
Cependant, je me prépare à être candidat en 2017. C’est en ce sens que je publie « Rebâtir la France. Le projet présidentiel », en librairie ce lundi 22 février, et que des amis ont créé l’association politique « Rebâtir la France » comme cela est aujourd’hui nécessaire en France pour briguer quelque mandat d’importance que ce soit.
Il est évident que les candidats du « système » vont chercher à « m’écraser »… si ce système survit jusqu’au printemps 2017, car il est lui-même totalement pourri et peut s’effondrer d’un instant à l’autre. 
Je rappelle que c’est dans la perspective de cet écroulement possible et de possibles troubles très graves que je me suis engagé en janvier 2015, et non pour de quelconques objectifs personnels qui ne sont pas de mise dans la situation extrêmement grave de la France d’aujourd’hui. 
Il faut de suite prendre un autre chemin.

Breizh-info.com : Pourquoi avoir attendu la fin de votre carrière militaire avant de vous exprimer sur la situation de la France ? 
Le verre n’était-il pas dans le fruit depuis bien longtemps déjà ? 
Le devoir de réserve dans l’armée n’est-il pas finalement un danger pour la démocratie, puisqu’il contraint des hommes à servir des gouvernements qui peuvent en disposer à leur guise ?
Général Tauzin :  Je n’ai pas attendu la fin de ma carrière pour m’exprimer, mais je le faisais dans le cadre de l’armée et donc du devoir de réserve, qui est une obligation à laquelle j’adhère entièrement à la condition expresse que les autorités politiques remplissent leur devoir à l’égard de  la France et des Français.
Aujourd’hui, ces autorités politiques mettent la France en danger grave, et donc je remplis le devoir d’expression de tout citoyen, co-détenteur avec les autres citoyens de la souveraineté nationale. Remplir ce devoir devient un impératif majeur dans les circonsances actuelles ; ne pas le remplir tient de la trahison.
C’est en officier que je m’engage : pour servir notre pays dans les circonstances difficiles d’aujourd’hui et de demain.

Breizh-info.com : Vous réclamez l’arrêt, pour vingt ans, de l’immigration en France. Mais que proposez-vous par rapport à toutes les populations déjà en France et non intégrées ou qui posent déjà d’énormes problèmes ?
Général Tauzin :  Je veux préciser d’abord – et cela est valable pour les autres questions que vous me posez- que je ne fais pas de « propositions », qui pourraient avoir la même valeur que d’autres « propositions », par exemple celle d’ouvrir totalement nos frontières à l’immigration. 
La situation de notre pays est beaucoup trop grave pour que l’on ne rompe pas avec cette désastreuse habitude de mettre sur un pied d’égalité de bonnes et de mauvaises mesures.
Il faut rompre aussi avec ce système politique qui n’a de démocratique que l’étiquette et qui est en fait un système de dictature conjointe de partis qui ne font plus de politique mais se comportent comme des entreprises commerciales, chacun proposant des produits à un électorat segmenté afin d’optimiser ses profits.
Pour ma part, j’ai fait un diagnostic de l’état de la France, établi une « thérapie » dont je suis persuadé  qu’elle est la seule valable. 
Il ne s’agit pas de « propositions » mais de « solutions », et tant pis pour les adeptes de synthèses en tous genres 
L’heure est trop grave pour atermoyer et continuer le jeu des partis qui nous a conduit où nous sommes.
Ainsi, je dis que l’arrêt de l’immigration pour une longue durée est une nécessité, peut-être vitale ; ce n’est pas une proposition. 
Au-delà, il est nécessaire de rétablir l’ordre dans tous les « territoires perdus de la République » laissés à la loi des gangs, des islamistes et des trafiquants.
Il est nécessaire de revoir radicalement l’accession à la nationalité pour que celui qui devient Français le veuille vraiment et prenne le chemin de l’assimilation et non de la seule intégration, car cela doit redevenir un honneur et une chance que d’être Français.
 Il est particulièrement nécessaire de faire aimer la France par tous, d’abord par les « Français de souche » qui ne l’aiment plus suffisamment, par ceux qui ont acquis récemment la nationalité française, et par ceux qui voudraient devenir Français.
Cela passera par l’affirmation de repères communs s’imposant à tous et rassemblés dans une charte d’éthique et une politique volontariste de construction de l’unité et de l’amitié entre Français, de cohésion nationale.

Breizh-info.com : Vous envisagez également de supprimer les conseils régionaux et départementaux, pour ne laisser de pouvoir qu’aux municipalités et à des préfectures de région et de département. 
Et que faites vous des particularités régionales et des particularismes ? Ne serait-ce pas le retour à l’oeuvre des amis de Robespierre et du jacobinisme ?
Général Tauzin : Les particularismes régionaux, que je connais bien pour avoir vécu longtemps dans des régions très typées, légitimement fières de leurs identités propres, sont parfaitement respectables et doivent même être promus ; ils sont une richesse merveilleuse de notre pays. 
Et je n’ai rien d’un admirateur de Robespierre et des jacobins….
Mais la régionalisation ne peut être féconde que dans le cadre d’un gouvernement central qui soit vraiment et toujours au service du bien commun de la nation. 
Or, depuis 40 ans, l’Etat est retombé aux mains d’idéologues qui ont instrumentalisé la France et les Français à leurs projets et aux carrières de quelques uns. 
Aussi la régionalisation telle qu’elle existe est non seulement exagérément onéreuse (le coût de l’administration territoriale a quadruplé depuis la création des régions)  mais aussi à terme délétère pour l’unité de la nation.
J’ajoute qu’à l’heure du « numérique », elle a fort peu de pertinence administrative et organisationnelle, tout comme les départements, qui ont été créés dans une France très différente de celle d’aujourd’hui. 
Enfin, l’approfondissement nécessaire de notre démocratie commande de réorienter l’administration territoriale et toute la politique en fonction du principe de subsidiarité, qui suppose que toute décision soit prise au plus près du citoyen, et chaque fois que possible par le citoyen lui-même.
Préservation de notre unité nationale, réduction de coûts totalement prohibitifs, adaptation aux réalités et besoins d’aujourd’hui, approfondissement de la démocratie, telles sont les raisons qui m’ont conduit au choix de réorganiser notre administration territoriale autour de 4 entités : la commune rurale, la communauté de communes rurales, la ville moyenne et la métropole, chacune de ces entités ayant un maire élu au suffrage universel direct.
L’expression des particularismes régionaux sera beaucoup plus sereine et féconde par la coopération de ces entités qu’aujourd’hui dans le cadre de baronnies ruineuses, fort peu démocratiques et qui, comme le pouvoir central, instrumentalisent tout au profit de quelques uns.
Quant à l’État, son administration préfectorale sera réorganisée et simplifiée en 2 niveaux : une préfecture de région dans chacune des 13 métropoles du territoire métropolitain et dans chaque collectivité d’outre-mer, et une préfecture départementale dans chaque département actuel.

Breizh-info.com :  Économiquement, vous préconisez d’aligner le régime du public sur celui du privé. Ne risquez vous pas de mettre tous les fonctionnaires dans la rue ? 
N’y a t-il pas un danger y compris concernant les acquis sociaux du privé ?
Général Tauzin : Nous vivons sur des habitudes et des structures qui pour beaucoup datent de 1945 voire plus tôt, donc d’une époque extrêmement différente de la nôtre, marquée par la révolution industrielle, les idéologies triomphantes, notamment le marxisme, l’étatisme, la lutte des classes, etc. 
Rester sur ces certitudes et ces structures d’un autre âge nous conduira inexorablement à régresser économiquement, socialement, politiquement ; la France « sortira de l’histoire » et sombrera dans les conflits internes de toutes sortes au risque de disparaître à l’occasion de conflits extérieurs. 
Nous ne retrouverons un avenir que si nous procédons à des réformes structurelles profondes pour nous adapter aux défis de notre époque, et si nous réduisons drastiquement notre dépense publique et notre dette.
Ce n’est donc pas seulement d’alignement de régimes de sécurité sociale et de retraites qu’il s’agit, mais d’une refonte radicale de la culture d’action de l’Etat lui-même, qui doit d’abord être recentré sur ses missions régaliennes, qui doit ensuite tout faire pour libérer toutes les énergies personnelles et collectives des Français au lieu de les freiner et les handicaper par de multiples carcans de tous ordres, et qui doit enfin assurer son rôle stratégique. 
Cela obligera à revoir aussi la fonction publique.
Cet immense chantier doit être réalisé avec détermination évidemment car l’avenir de la France et celui de chaque Français en dépend, mais aussi avec la plus grande prudence pour ne déstabiliser personne, avec le plus grand respect de la dignité des fonctionnaires en particulier qui vont voir leurs habitudes profondément transformées par ces changements.

Breizh-info.com :  La situation syrienne ne risque-t-elle pas de nous mener tout droit vers une guerre mondiale , dans laquelle la France et les français se trouveraient dans « le mauvais camp » ?
Général Tauzin :  Une « guerre mondiale », ou « mondialisée » comme disent certains, est en effet à craindre. Son épicentre serait au Proche-Orient ; l’Europe et donc la France seraient très directement et très gravement impliquées, sans doute par un immense flux de « migrants », mais surtout par des opérations militaires qui, de loin en loin, pourraient se répandre sur tout le territoire européen.
Aussi, je considère le retour de la France dans le commandement militaire de l’OTAN comme une faute politique très lourde de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, à la fois pour la France et pour la paix du monde. En revenant dans le commandement militaire de l’OTAN, la France, comme les autres membres, n’est plus qu’un supplétif des Américains. Elle n’est plus l’amie des Etats-Unis, mais l’un de leurs vassaux.
L’OTAN comme alliance défensive ne se justifie plus depuis la fin de l’URSS qui en avait motivé la création. 
Certes il y a aujourd’hui de nouvelles menaces, mais l’OTAN n’est pas la réponse adaptée à ces menaces, bien au contraire! Car l’OTAN est devenue un outil de la seule politique étrangère américaine, qui reste une politique profondément égoïste et qui donc produit des guerres. La Lybie par exemple, a été détruite par l’OTAN. 
Au Proche-Orient, la Turquie, membre de l’OTAN, conduit une politique extrêmement dangereuse qui peut nous conduire à une guerre entre la Russie et l’OTAN. En Europe même, l’OTAN prévoit de quadrupler ses budgets pour l’Europe de l’est en 2016, ce qui est injustifié et ne peut que tendre les relations avec la Russie.
La France doit donc très vite sortir du commandement militaire de l’OTAN, retrouver son indépendance stratégique et militaire, et concevoir une nouvelle politique étrangère ayant pour objectif la  construcion de la paix.
La stratégie de pacification à concevoir doit concerner les « périphéries de l’Europe » que sont l’Afrique, le Proche et le Moyen-Orient. La France doit en être l’initiatrice et peut en être le pilote ; elle doit s’efforcer de susciter un partenariat européen englobant la Russie et si possible les Etats-Unis. L’OTAN peut être le cadre de ce partenariat, à la condition expresse d’être totalement rénovée et d’inclure la Russie.
Pour être féconde, cette stratégie doit reposer sur une force militaire suffisante de dissuasion, d’action et de sécurisation et une politique très active de développement culturel et économique. Elle doit s’inscrire dans la très longue durée étant donnés les gigantesques défis démographiques, idéologiques et économiques à relever. 
Mais son socle indispensable ne peut être que la réappropriation, par la France d’abord et par toute l’Europe, de leurs valeurs fondatrices adaptées à notre époque.
Si cette stratégie n’est pas élaborée et mise en oeuvre très rapidement, la France et l’Europe tout entière sont destinées à subir cette guerre aujourd’hui possible, et il est fort peu probable que l’alliance américaine leur soit d’un véritable secours étant donnée la politique étrangère des Etats-Unis.
Propos recueillis par Yann Vallerie
Général Didier Tauzin – Rebâtir la France, le projet présidentiel – Editions de Mareuil 
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine




ET AUSSI

Une campagne présidentielle coûte de l’argent. 
Le plafond de la campagne de 2012 était de 22 millions d’euros.

« Présidentielle : une majorité de Français prêts à voter pour un candidat non issu d’un parti », titrait le JDD dimanche dernier, s’appuyant sur un sondage réalisé par Atlantico. 78 % des Français pourraient, en effet, voter pour un candidat qui ne serait ni issu ni soutenu par un parti. 66 % seraient prêts à voter pour un candidat en dissidence avec son parti. 
Ce sondage en dit long, une fois de plus, sur le désamour des Français pour les partis à qui, pourtant, la Constitution reconnaît un rôle majeur : concourir à l’expression du suffrage. 
Un sondage qui a aussi de quoi donner des idées à beaucoup de monde, intra et extra-muros, du petit monde politique.
Mais, de même qu’il y a loin de la coupe aux lèvres, faut-il encore pouvoir être candidat.
Rappelons que sous le nom passe-partout de « modernisation », les députés socialistes ont présenté une proposition de loi – adoptée en première lecture la semaine dernière – qui ne facilitera pas le parcours des petits candidats à la candidature.
 Désormais, ce sont les parrains qui transmettront les signatures au Conseil constitutionnel, qui fera aussitôt publier leur liste nominative dans son intégralité. 
Enfin, le principe d’équité au lieu de celui d’égalité s’appliquera durant la période allant de la date de publication de la liste des candidats au Journal officiel à la veille de la campagne officielle. En clair, plus on pèsera, plus on parlera et plus on parlera, plus on pèsera…
Rappelons, aussi, qu’une campagne présidentielle coûte de l’argent. 
Le plafond de la campagne de 2012 était de 22 millions d’euros. Elle coûta 500.000 euros à Jacques Cheminade, 21,8 millions à François Hollande. 
Quant à celle de Nicolas Sarkozy… Cet argent ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval la veille du scrutin, d’autant que les dons des personnes privées sont plafonnés à 4.600 euros et qu’il est interdit aux associations et entreprises de financer une campagne électorale. 
Cela demande donc une campagne de recherche de dons largement en amont. 

L’argent est bien le nerf de la guerre, n’en déplaise à M. Mélenchon dont la campagne, en 2012, coûta tout de même 9,5 millions. 
La vente des merguez à la Fête de l’Huma n’y a sans doute pas suffi.
Pas dit, cependant, que de petits candidats ne puissent pas émerger dans les prochains mois. La force virulente des réseaux sociaux n’est plus à démontrer : souvenons-nous des 700.000 signatures déposées au CESE en 2013 par la Manif pour tous
Ajoutez à cela le mécontentement de nombreux maires (et il y a de quoi) : baisse des dotations de l’État, réforme des rythmes scolaires, pressions de plus en plus lourdes exercées sur les municipalités ne respectant pas leur quota de logements sociaux. 
Sans parler du profond malaise – le mot est faible – du monde rural et agricole. 
Qui dit que ce mécontentement ne pourrait pas se traduire par le parrainage de candidats hors les murs ?
Sachant, toujours selon le sondage dévoilé par le JDD, que le programme arrive en tête (à 59 %) dans les critères de choix des électeurs – loin devant l’expérience (20 %), la personnalité (16 %) et le parti (5 %) du candidat -, il n’est pas absurde d’imaginer qu’un « petit candidat », avec un programme original, puisse créer la surprise en 2017.
Pour certains, l’élection de 2017 pourrait être la dernière d’un système à bout de souffle. Et si, finalement, elle était la première d’un nouveau cycle ? 
Les grands partis devraient observer ce qui se passe sur les réseaux sociaux…
Bd Voltaire