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lundi 29 février 2016

CRISE AGRICOLE ! UN EXTRAIT DU JOURNAL D' INFORMATION DU PDF !

Joëlle Bergeron, députée européenne du groupe ELDD, revient sur la crise agricole


Rédigé le Lundi 29 Février 2016 à 08:00

Extrait de l'Édition du 29 février 2016 


Réinfo, journal d'information bimensuel du Parti de la France


Ronds-points bloqués, opération coup de poing sur les supermarchés, bataille rangée entre tracteurs et blindés de la Gendarmerie… 

Le 53e Salon de l’Agriculture s’annonçait mal. Le consommateur-télespectateur ne prend souvent conscience d’un mal-être agricole, que lorsque les petites villes de l’Ouest, en Bretagne ou en Normandie, prennent tout à coup feu, sous une montée brutale de fièvre. Comme si le couvercle sur la marmite avait été maintenu trop longtemps, et que trop, c’était trop.
 
Il fallait toute l’inconscience provocatrice de François Hollande, pour aller fouler les travées du Salon, porte de Versailles, tout juste descendu de son Airbus A330 et de sa tournée sud-américaine, en compagnie du si controversé Président de la FNSEA… 

Pas étonnant donc, que le stand du ministère de l’agriculture ait été ravagé, pardon démonté selon la terminologie officielle, et que du fumier ait été lancé sur cette fine équipe avec moult sifflets, lazzis et autres insultes, autrement plus expressives…
 
Le président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles — la FNSEA, donc — Xavier Beulin, que certains appellent « l’émir vert », est en poste depuis fin 2010. Ce syndicat ultra-majoritaire, chantre du productivisme et de la compétitivité, est régulièrement épinglé pour sa mainmise sur le monde agricole et sa manie de confondre manipulation de fonds publics et syndicalisme. 

En siégeant dans toutes les instances agricoles (sécurité sociale des agriculteurs, chambres d’agriculture, coopératives…), la FNSEA a même été pointée par le rapport Perruchot sur le financement des syndicats, qui dénonçait en 2011, je cite « certains mécanismes de cotisations obligatoires indirectes », « les subventions déguisées » ou encore le fait que « la FNSEA exerce une influence sans partage sur le réseau.

 Dans certaines situations, il en résulte une certaine confusion des genres assez troublante »… 
 
Le patron des agro-entrepreneurs cumule près d’une douzaine de mandats, dont celui de président de Sofiprotéol, groupe agro-industriel qui domine le secteur des huiles et protéines végétales… réalisant en 2011, 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. 

Ce géant de l’agrobusiness finance, entre autres, la recherche pour les OGM, vend de la chimie verte et joue le lobbying dans les alcôves du pouvoir. 

Quand Xavier Beulin défend, bec et ongles, les agrocarburants, ce n’est pas par hasard : Sofiprotéol est leader européen de ces nécrocultures et a réussi à obtenir pour cette filière des exonérations fiscales qui, selon la Cour des comptes, ont rapporté 1,8 milliard d’euros entre 2005 et 2010.
 
Bref… Il n’est donc pas forcément le mieux à même de nous parler de la crise des petits producteurs locaux qui font vivre nos villages… sans défigurer nos campagnes…
Et puis, ces grandes centrales syndicales qui bâfrent avec les grandes banques, les ministères, les fonds de pension, les stars du 20h ou les éditorialistes dans le vent, n’inspirent plus confiance.

 
« Alors qu’on crève, Beulin et Hollande se promènent main dans la main au salon, tranquilles. » Bernard Lannes, président du syndicat Coordination rurale, choisit d’en rire. Jaune, je cite : « On est ici chez Beulin. 
La paix sociale sur le salon a été négociée entre Manuel Valls et la FNSEA pour faire de belles photos aujourd’hui. » fin de citation
 
La FNSEA n’a pas plus la côte chez les petits agriculteurs que chez les contribuables… Il est toujours pénible de voir le mobilier urbain détruit, les poubelles incendiées, les ronds-points ravagés ou les sous-préfectures, petits bijoux architecturaux de nos campagnes, dégradées. 

Car à la fin des hostilités, ce seront toujours les contribuables… cochons de payeurs, qui paieront la facture. Des contribuables qui plus est bloqués sur les routes, pris en otage alors qu’ils n’y sont pour rien dans la crise porcine, n’étant ni musulman ni grossiste pour la plupart… Grève des routiers ? Bloqué. Grève des cheminots ? Bloqué. Grève des taxis contre Uber. Bloqué. Grève d’Uber contre les taxis. Bloqué. 30 Roms au milieu de l’autoroute A1. Bloqué.   C’est trop facile et insupportable.
 
Il existe pourtant des solutions, pour vivre et travailler au pays, produire sainement sans forcément faire du bio, suffisamment sans tomber dans le productivisme industriel, dans des exploitations à taille humaine, inscrite dans le patrimoine de nos villages, rentables et transmissibles à la génération suivante.
Il faut pour cela ne pas se tirer une balle dans le pied, à la demande de Washington. 

Les sanctions anti-russes ont eu un effet dévastateur sur nos exportations agricoles. 

Les marchés perdus en Russie ne se retrouveront pas facilement ailleurs, et tous ces invendus se sont retrouvés sur le marché intérieur européen, comme les productions allemande, italienne, polonaise, grecque, hongroise, bulgare ou roumaine.

 
 
Invitée par la Coordination rurale, la députée européenne souverainiste, Joëlle Bergeron, membre du Groupe Europe des Libertés et de la Démocratie Directe, avec l’UKIP de Nigel Farage, le Mouvement italien 5 étoiles de Bepe Grillo ou encore les Démocrates Suédois, a pu discuter avec un mouvement d’agriculteurs enracinés, ni casseurs ni geignards, et elle nous livre ses impressions.
 
Réponse : Joëlle Bergeron
 
La députée européenne a aussi tenu à réaffirmer l’importance de l’agriculture, l’arme verte, pour l’indépendance d’un pays qui n’a aucun avenir, aucune souveraineté à espérer, s’il n’est plus en mesure de nourrir sa population. 
Le TAFTA, ce traité transatlantique négocié dans le plus grand secret, au point que les députés français n’ont accès qu’à une copie biffée de noir, est à ce titre un déni de démocratie.
 
Réponse :Joëlle Bergeron
 
La politique c’est aussi faire des choix. Ou bien, conforter l’islamisation de la France en interdisant, si ce n’est dans la loi dans les faits, la présence de porc dans les assiettes de nos enfants, dans les cantines publiques. 
Ou bien, au contraire soutenir la filière porcine, en imposant deux à trois fois par semaine ces représentants de nos traditions que sont charcuterie, jambons et viandes de porc. Est-ce politiquement incorrect ?
 
Réponse :Joëlle Bergeron
 
On l’aura compris, la résistance passe aussi par nos verres et nos assiettes.