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samedi 30 janvier 2016

BRETAGNE : VERS LE GRAND REMPLACEMENT !!!

Génération Bretagne. Entre 250 000 et 300 000 musulmans en Bretagne selon France 3 .

generation_bretagne
29/01/2016- 07H00 Rennes (Breizh-info.com) – Lors de l’émission « Génération Bretagne » du mercredi 27 janvier, Robin Durand, son présentateur, a annoncé le chiffre de 250 000 à 300 000 musulmans en Bretagne, sans être contredit par Mohamed Loueslati, imam et responsable de l’aumônerie musulmane des prisons de l’ouest . 


Ou bien il y a erreur sur les chiffres ou intégration de la Loire-Atlantique dans les comptages, ou bien cela signifie – si l’on prend les chiffres de la Bretagne administrative – que les musulmans représenteraient entre 7 et 8% de la population bretonne ( 3 258 000 habitants).

 En 2013, Le Télégramme parlait pourtant de 80 000 à 120 000 musulmans en Bretagne administrative.


Nous ne nous étions pas trompés en annonçant cette émission comme orientée et inintéressante. 


Présentée par Robin Durand, rédacteur en chef adjoint à France 3 Bretagne – qui avait manifesté son mécontentement après la publication de notre article annonçant cette émission – celle-ci aura eu le mérite de réunir, en 52 minutes, toutes les banalités habituelles sur l-islam et le sacro-saint « vivre ensemble ».



Mahomet et le Coran ou Woodstock ?
Dans l’annonce initiale qui était faite de l’émission, deux invités étaient prévus : Mohamed Loueslati, imam et responsable de l’aumônerie musulmane des prisons de l’ouest et comme « contradictrice », Sylvie Maillard, vice-présidente de l’association des riverains de Kergonan (Brest). 

Cette dernière est simplement apparue quelques minutes au moment de traiter la question de la mosquée Sunna de Brest , alors que M. Loueslati était présent durant l’intégralité de l’émission, invité d’honneur donc.


L’émission débute par la présentation à M. Loueslati d’une caricature représentant une femme en burka au volant percutant un calvaire breton. 

Le présentateur  lui demande alors – comme si cette caricature était particulièrement subversive – ce qu’il en pense.
 M. Loueslati répond alors que le prophète Mahomet a été « lui aussi caricaturé de son vivant », avant de rappeler que « les frères Kouachi ne connaissaient pas le prophète » ou encore que « le Prophète n’avait jamais répondu aux attaques dont il avait été victime »

 Pas sûr que Malik Oukacha , auteur du livre « il était une foi l’Islam » ou encore qu’Ali Sina, auteur de « la psychologie de Mahomet » partagent ce point de vue d’un Prophète version Woodstock. 


Un peu plus loin dans l’émission, c »est d’ailleurs M. Loueslati lui même qui confiera que « lorsque le Prophète revînt de bataille, c’est-à-dire le petit Djihad , il demandera à ses fidèles de mener le grand Djihad, c’est-à-dire un travail personnel contre nos envies et nos passions ». 

 Mahomet a donc bel et bien fait la guerre. 

Le débat autour du mot Djihad prêtait d’ailleurs à sourire, quand M. Loueslati affirma vouloir que Le Petit Robert ou le Larousse suppriment la référence à la guerre sainte dans la définition du dictionnaire. 
Il y a pourtant bien dans le Coran 4 Djihads autorisés, par le coeur, par la langue, par la main et par l’épée…


Le reportage qui suit, au coeur de la communauté musulmane de Bretagne et au sein de mosquées « modérées », évoque les journées portes ouvertes du CFCM Breton et le triste anniversaire des attentats islamistes contre Charlie Hebdo

Arrive alors la question de la laïcité. M. Loueslati reconnait qu’« il faut des musulmans modérés, des intellectuels éclairés. Dans les pays d’origine des fidèles, la liberté d’expression n’existe pas, on n’a pas acquis cette liberté. » 



Puis le présentateur reprend la traditionnelle affirmation que la presse subventionnée pose à tout interlocuteur musulman : « Mais il y a eu un Islam des lumières ! »  

Et voilà les deux interlocuteurs repartis sur Avéroes traducteurs d’Aristote… avant que la laïcité ne s’introduise dans le débat. « Certains musulmans ont un problème avec la laïcité. Pour eux, cela signifie le mot séparation. Ça n’est pas rentré dans les habitudes », avoue M. Loueslati qui, tel un Dalil Boubakeur, semble en décalage assez marqué avec les plus influents imams ou prédicateurs en France.


Le non-débat sur la mosquée Sunna
Puis le présentateur s’excuse presque en prenant un air grave : « on est obligé de parler de la radicalisation ; 136 signalements en Bretagne, 70 assignés à résidence » avant de faire place à un reportage où le cas de l‘islamiste convertit David Drugeon est notamment évoqué.


 Les journalistes et les interviewés évoquent alors la radicalisation des jeunes , en plaçant ces démarches systématiquement sous l’angle de la victimisation. 


Un des interlocuteurs évoque « des quartiers à l’écart, des territoires oubliés de la République », et même « l’indignité sociale portée par une jeunesse laissée pour compte ».

 Un sociologue se laisse aller : le salafisme comblerait le manque de travail, le vide politique laissé par la gauche dans les quartiers. 

Avant que M. Loueslati ne rappelle que ces jeunes radicalisés – qui se revendiquent tout de même d’un État grand comme la moitié de l’Irak et de la Syrie – ont une lecture radicale, erronée du Coran. 

Pourtant, dans de nombreux pays du monde, plusieurs milliards de musulmans vivent sous la loi islamique, la Charia – avec des interprétations diverses, mais tout aussi rigoristes les unes que les autres – ce que semble oublier M. Loueslati.



Vient ensuite le « débat » sur la mosquée Sunna de Brest, et son projet d’extension ainsi que les propos de son imam Rachid Abou Houdeyfa. Un débat qui se résume à sa plus simple expression. 

Le présentateur, Robin Durand, explique d’entrée à Madame Maillard que, pour des raisons d’équité, il a également tenu à donner la parole à M. Cuillandre, maire de Brest (PS) Celui-cii explique qu’ « on ne combat par l’intégrisme par le droit de l’urbanisme », avant d’affirmer « il n’y a pas de montée du communautarisme à Pontanézen comme le disent l’extrême droite ou la droite extrême. C’est un quartier ouvert ». Les Brestois, et en particulier les habitants du quartier de Pontanezen jugeront. 


« Madame Maillard, n’avez-vous pas l’impression de jeter de l’huile sur le feu ? » interroge M. Robin Durand. Réponse de l’intéressée qui – comme nous l’avions rappelé – est une « contradictrice » très modérée, ancienne électrice de M. Cuillandre et plutôt de gauche : « il y a des crispations dans le quartier, des gens interpellés pour leur tenue vestimentaire. » 


Avant de se déclarer « pas contre » la création d’une « fondation républicaine finançant les mosquées et financée pourquoi pas par des pays arabes, en toute transparence » dixit M. Loueslati.


Après un rapide échange sur les propos de l’imam Houdeyfa, imam qu’à aucun moment dans l’émission M. Loueslati ne révoque ou ne condamne, Mme Maillard évoque l’idée de la création d’un « Coran Républicain ». 

Elle rappelle qu’après avoir reçu un « Coran de Turquie », elle y a lu que les musulmans avaient été avant-gardistes sur le divorce. 


Cela permet à M. Loueslati de rappeler le plus sérieusement du monde que « l’islam est venu pour valoriser la place de la femme, il y a eu des écrits là-dessus, des savants. Mais aujourd’hui tout a disparu, il n’y a plus la transmission ». 

Les femmes d’Arabie saoudite et d’ailleurs apprécieront. 

Sur ce se termine le « débat », qui n’aura finalement rien appris ni sur la mosquée Sunna de Brest, ni sur l’influence salafiste sur les réseaux sociaux, ni sur les éventuelles discussions autour de versets du Coran particulièrement controversés en Europe.

Pour finir,  deux reportages vont conclure la soirée. Le premier, sur l’association « Coexister » née après les attentats de Charlie. 


On y suit des jeunes de Rennes et du Morbihan discuter de religion, de vivre ensemble, de mélange, mais surtout finalement de la lutte contre les préjugés vis-à-vis de l’islam, les autres religions étant moins négativement évoquées par les uns ou les autres ; « De la différence naît une richesse. Il faut oeuvrer pour une société harmonieuse » déclare béatement l’un des jeunes interrogés.


Entre les deux reportages, M. Robin Durand montre un tableau statistique, dans lequel l’on constate que les actes anti-chrétiens sont les plus nombreux en France. 
Mais pas un mot dessus, on préfère évoquer les actes islamophobes qui exploseraient en France.



Intitulé « Que sont-ils devenus », le dernier reportage revient sur les frères Martin, très médiatisés depuis l’affaire des « Celtes noirs » qui avait valu à l’auteur de la polémique une condamnation à de  la prison ferme.
 Introduit par la phrase « on ne naît pas Breton, on le devient », elle achève l’émission en véritable plaidoyer multiculturel : « je comprends les réactions des gens parfois. Des sonneurs noirs, on n’en a pas toujours vu » dira l’un des frères Martin « soutenus par la communauté bretonne » souligne la voix off. 

Les deux frères interrogés continuent et évoquent la force qu’ils ont su puiser les attaques dont ils ont été victimes : « il faut aller vers le métissage aujourd’hui. Quand je vois le Gwen ha Du, je pense à métissage, à mélange » expliquent ces admirateurs de Nelson Mandela et de Martin Luther King.


Conclusion de l’émission : « Pour rester vivante, la Bretagne ne doit pas cesser d’évoluer. La Bretagne, c’est une région de vivre ensemble, d’aventures, de grands voyageurs »


Alors, demain une Bretagne majoritairement musulmane ? 

A en croire l’émission de M. Robin Durand, cela ne pose aucun problème.


Crédit photo : DR [cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.