Google+ Badge

mercredi 30 décembre 2015

FAITS DIVERS : RENNES, PLUS BELLE LA VIE ???

Rennes. « J'ai été agressée et personne n'est venu à mon secours »

9
photo sandra, 50 ans, a été agressée rue des francs-bourgeois, à rennes, le 24 décembre. © image d'illustration : google street view.
Sandra, 50 ans, a été agressée rue des Francs-Bourgeois, à Rennes, le 24 décembre.© Image d'illustration : Google street view.

La veille de Noël, Sandra, 50 ans, a été agressée au coeur de Rennes, devant plusieurs témoins. Personne n'est intervenu.

Jeudi 24 décembre, vers 18 h 45, rue des Francs-Bourgeois, près de la place Saint-Germain, à Rennes.
Sandra, 50 ans, manoeuvre pour sortir sa voiture de sa place de stationnement.


 Un autre véhicule attend. Elle doit rentrer chez elle pour préparer son repas de fête. 

Elle ne s'attend pas à se faire agresser.

« J'ai hurlé »

« Un homme qui se trouvait dans une voiture est sorti brusquement de son véhicule. Il avait l'air très énervé, raconte-t-elle, avec la surprise encore dans la voix. 

 Il s'est dirigé vers moi. J'ai ouvert ma vitre et il a déversé un lot d'insultes très dégradantes. Je ne comprenais pas pourquoi il s'en prenait à moi ainsi. 

Ensuite, par deux fois, il m'a violemment agrippé et m'a frappé au visage. J'étais tétanisée et 
j'ai vraiment eu peur de ce qui pouvait se passer. J'ai hurlé pour qu'on vienne m'aider et pour qu'il arrête. »

L'agresseur s'est enfui 

Derrière elle, les automobilistes ne bougent pas et personne ne vient à son aide. « J'ai aussi vu quelqu'un sortir de son immeuble. Sans doute alerté par mes cris. Mais il est resté devant sa porte. »

Sandra se sent alors totalement abandonnée. « Mon agresseur est alors retourné vers sa voiture et a démarré en trombe. Il a réussi à se faufiler vers la place Saint-Germain et a emprunté la petite place, pourtant interdite à la circulation. Il s'est enfui. »

Plainte

Quant à la victime, elle reste paralysée dans sa voiture. Encore sous le choc.  

« Pour moi, le pire n'a pas été les coups, mais que personne n'ait tenté de me venir en aide. Il aurait pu se passer n'importe quoi et j'étais seule. »


Elle va alors porter plainte à la police et ensuite rentrer chez elle. Le médecin légiste va lui donner trois jours d'interruption de travail.  

« Les jours suivants, je suis resté cloîtrée chez moi. 

Pourquoi personne n'a bougé ? En plein de coeur de Rennes ? »

Source:  Samuel NOHRA   Ouest-France