Google+ Badge

vendredi 25 décembre 2015

ENTREVUE DU CNC : LA RÉALISATICE CHEYENNE CARON !

25/12/2015

Entrevue du C.N.C. #23: La réalisatrice Cheyenne Carron

IL Y A DU PIALAT OU DU BLAIN CHEZ CARRON
Le non-conformisme au cinéma a un nom : Cheyenne Carron !

Jolie jeune femme, Cheyenne Carron pourrait bien devenir une future égérie du cinéma français... ou plutôt d'un cinéma français. Celui qui ne se résigne pas au fatalisme de la mièvrerie subventionnée ! Il y a du Maurice Pialat ou du Gérard Blain dans les films de Cheyenne Carron. 


Sa sensibilité à fleur de peau est sa meilleure arme pour pallier le cruel manque de moyens dont bénéficient ses longs-métrages. 

A l'occasion de l'édition d'un coffret de 6 DVD comprenant l'intégrale de sa filmographie, Cheyenne Carron a eu l'exquise gentillesse de répondre aux questions du Cercle Non Conforme

Retrouvez également la critique de son avant-dernier long métrage, L'Apôtre, dans la chronique à paraître demain sur 7 films à voir ou à revoir sur la Foi catholique.
ARP_7488a.jpg

Le CNC - Bonjour Cheyenne, puisque tous les lecteurs du Cercle Non Conforme ont bien évidemment été parfaitement sages au cours de l'année 2015, il n'y aucune raison que votre coffret de 6 DVD contenant l'intégrale de votre filmographie ne figure pas sous le sapin de Noël. L'occasion pour ceux qui n'auraient pas encore vu vos films de se familiariser avec votre œuvre. De votre premier long-métrage Sans Limite à Patries, comment envisagez-vous votre évolution cinématographique?
 
Cheyenne Carron - Mon premier film était une pure catastrophe… Quant au dernier il semble être apprécié. Entre les deux, 15 années qui se sont écoulées. De sacrifices, de sueur et de discipline. LF Céline, disait « Lorsqu’on écrit, il faut mettre sa peau sur la table ». C’est ce que j’ai fait et je crois que ça porte ses fruits, car je progresse dans mon travail.

Le CNC - La violence passionnelle dans Sans limite, la difficulté de croire en Dieu dans Extase, l'adultère et le mensonge dans Ne nous soumets pas à la tentation, l'adoption et la quête identitaire dans votre film semi-autobiographique La fille publique, la prostitution, la mélancolie, la condamnation à mort également dans vos courts-métrages..., peut-on pour autant parler de cinéma désespéré ?

Cheyenne Carron - Les sujets sont graves et peut-être désespérés, comme l’est parfois ce monde dans lequel nous vivons, mais dans la plupart de mes films, la fin est chargée d’espérance et d’humanité.

Le CNC - Extase évoque pour la première fois dans votre filmographie le sujet de la foi. Cette foi catholique qui vous est chevillée au corps. Que signifie être catholique pour vous dans cette France du Troisième millénaire ?

Cheyenne Carron - Etre Catholique, c’est être un combattant, un être en quête de Vérité.
Chaque époque à ses épreuves, dans notre temps, les ultras-laïcards, les Islamistes sont véritablement en guerre contre les Chrétiens. Mais nous, Catholiques, ne baissons pas l’échine. Nous leurs faisons face. Pour ma part, je le fais modestement avec mes films. 

Le CNC - L'Apôtre et Patries constituent des jalons dans votre carrière et vous font aborder des thèmes non-conformistes. Qu'est-ce qui a déterminé cela ? Pourquoi avoir choisi les thèmes de la conversion d'un musulman au catholicisme et le racisme anti-blanc ?

Cheyenne Carron - J’ai fait L’Apôtre en souvenir de la sœur de mon prêtre qui a été assassinée dans mon village par un musulman. Et en hommage à ce prêtre qui a tendu la main à la famille du tueur. J’avais 19 ans lorsque ça s’est passé. Ce saint anonyme qu’était mon prêtre méritait bien un film pour que jamais on ne l’oublie.
Patries, je l’ai fait car le racisme anti-blanc existe en France, et aucun film n’en parle. Mais ce film parle aussi de l’importance pour tous les êtres de préserver leur enracinement et leur identité.
Je suis une fille de la DDASS, j’ai vécue 19 ans pupille de l’Etat, et moi je sais ce que c’est le drame de ne pas avoir d’enracinement véritable. 

Le CNC - Avez-vous conscience d'explorer des thèmes sulfureux honnis par le politiquement correct ? N'avez-vous pas peur que ses prises de position vous nuisent ?

Cheyenne Carron - Pas du tout. Je traite simplement des sujets de mon temps. 

Le CNC - Tandis que le Cercle Non Conforme tente modestement de faire votre promotion, un autre CNC (Centre National du Cinéma) vous accuse de ne pas respecter la chronologie des médias. Et puisque le hasard fait bien les choses, c'est très exactement après le tournage de votre long-métrage sur le racisme anti-blanc. Qui veut pas la peau de Cheyenne Carron ?

Cheyenne Carron - Je pourrais jouer les victimes, mais dans le fond ça ne serait pas correct. Le CNC est simplement fait de petits fonctionnaires qui obéissent à leurs petites lois et qui n’ont pas de véritable amour pour le cinéma. S’ils avaient une véritable passion pour cet Art, ils n’emmerderaient pas une petite réalisatrice comme moi qui fait ses films avec des bouts de ficelles. 

Le CNC - Justement, comment fait-on du cinéma sans bénéficier d'aucune subvention ?
Cheyenne Carron - On s’entoure de techniciens et de comédiens pour qui le cinéma n’est pas qu’un divertissement, mais un moyen de délivrer un message à la société.
Le CNC - Une presse, pourtant peu suspecte de complaisance à l'égard du cinéma non-conforme vous considère pourtant comme une étoile montante du cinéma français. Comment expliquez-vous cela ?

Cheyenne Carron - Il me semble qu’on peut parler de tous les sujets, même les plus complexes, ou sensibles, si on le fait avec justesse, humanité, et sans manichéisme, on touche les gens peu importe de quel bord ils sont. 

Le CNC - Quels sont vos futurs projets ?
 
Cheyenne Carron - Je suis en préparation de mon prochain film, La Chute des Hommes, qui racontera l’histoire d’une jeune Chrétienne prise en otage par des Djihadistes.
Et je termine l’écriture d’un nouveau scénario qui s’intitule La Morsure des Dieux. Cette histoire raconte le parcours d’un agriculteur français qui se bat pour sauver sa petite exploitation. Ce film parlera aussi de l’amitié Pagano-Chrétienne.

Le CNC - Cheyenne Carron, quelle est la question que personne n'a encore eu la bonne idée de vous poser ?

Cheyenne Carron - Votre vie personnelle, ça se passe comment ?... Et là je répondrais : un enfer 
Le CNC - Cheyenne Carron, merci !


Cheyenne Carron - Merci à vous !

Filmographie :
2001 : A une madone (court-métrage)
2005 : Sans limite
2009 : La charité romaine (court-métrage)
2011 : Ne nous soumets pas à la tentation
2012 : La Fille publique
2014 : L'Apôtre
2015 : Patries
Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.