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lundi 28 décembre 2015

DÉRIVES COMMUNAUTAIRES: DES MUSÉES ET DES SALLES DE PRIÈRE ???

Une salle de prière sauvage au Petit Palais

Céline Carez | | MAJ :


Avenue du Président-Wilson (XVIe). Des agents de surveillance du musée avaient installé une salle de prière sans autorisation dans un local technique.
Avenue du Président-Wilson (XVIe). 
 
Des agents de surveillance du musée avaient installé une salle de prière sans autorisation dans un local technique. (Benjamin Soligny.)
Les employés municipaux et les syndicats se sont inquiétés à plusieurs reprises de la « dérive communautaire et de la radicalisation de quelques agents » dans... les musées de la Ville.

 « L'an dernier, au Petit Palais, nous avons dû intervenir lors du comité technique auprès de Bruno Julliard ( NDLR : l'adjoint PS à la culture d'Anne Hidalgo) afin que la loi sur la laïcité soit respectée », indique Nadia Lemoule, secrétaire CFDT de Paris Musées.


Le problème ? Un local technique « transformé en salle de prière sauvage ». « Cela a été réglé, sauf que si la salle de prière a disparu, on pense que ça perdure de manière plus discrète », confie un fonctionnaire sous couvert d'anonymat. 


Au musée Carnavalet, l'été dernier, « des employées se sont plaintes de la pression exercée sur elles par certains collègues musulmans parce qu'elles ne faisaient pas le ramadan ou parce qu'elles fumaient ».
Les femmes cadres ignorées
Autre service, même ambiance. A la propreté, Stéphane*, un ingénieur, évoque le cas de « ces agents qui refusent les consignes données par des femmes encadrantes. Ils ne les regardent pas. C'est comme si elles étaient transparentes ». 


Ou encore les collègues « qui ne peuvent pas accéder à leur vestiaire pour se changer car ils se trouvent face à un agent qui a déroulé son tapis devant et prie. »
Au lendemain des attaques de janvier, « cinq ou six ateliers ont posé problème », selon l'ingénieur. « Après Charlie, j'ai entendu certains dires : C'est bien fait ! Ils l'ont bien cherché ! »

 Selon lui, aucune sanction n'est tombée. Dans le XVIe, les éboueurs ont aussi assisté à la métamorphose d'un de leur collègue musulman, « barbu du jour au lendemain », assure Nadir*. 
« Il ramenait tout à la politique, parlait arabe, priait, psalmodiait le Coran », poursuit ce cadre. 

Selon ses collègues, le fonctionnaire « a été recadré par ses supérieurs et il est revenu à la raison ». Il est aujourd'hui toujours employé à la Ville.

* Les prénoms ont été changés.

Source et Publication:   http://www.leparisien.fr/