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lundi 28 décembre 2015

CES BLESSÉS ( ES ) DU 13 NOVEMBRE ? CHUTTTTTTTTTT !

Cachez-moi ces blessés du 13 novembre, 

vraiment gênants pour les élections

Publié le 12 décembre 2015 - par   
medecin-petit-carillonC’est vraiment très gênant ces blessés du 13 novembre. Ce sont des boulets, des empêcheurs de voter en rond dans le sens urgé par le politiquement correct. Alors, on pratique l’omerta. 
On n’en parle plus.  Jusqu’au prochain attentat. Ils pourraient donner de mauvaises idées de vote.
Le Figaro d’aujourd’hui parle bien des blessés psychologiques, plus distingués, romantiques, pas de compresses ni de sang coagulé, juste une mèche triste sur l’oeil, on ne nie pas leur traumatisme. 
Mais des blessés physiques beaucoup moins beaux à voir, qui languissent encore dans leurs multiples perfusions entre deux opérations, ne se parfument pas Hermès mais plutôt transfusion de plaquettes, bétadine, antibiotiques et désinfectants, et doivent sonner car complètement incapables de se mouvoir pour se rendre aux toilettes, rien. 
On les a dispatchés dans les nombreux hôpitaux parisiens, ce qui permet de minorer le problème en ne le voyant pas trop. 
Cachez-moi ces blessés que je ne saurais voir. Pour avoir des nouvelles de ces blessés, il faut se donner beaucoup de mal. 
On apprend quand même en cherchant bien, que sur 450 blessés, il en reste 60 ou 75, on ne sait pas trop car les sources divergent, qui sont encore hospitalisés, dont une dizaine en réanimation.
Le 23 novembre, un médecin parlait de blessures de guerre et disait ceci :
« Parmi ceux qui ont survécu, beaucoup auront subi de très lourds dégâts fonctionnels. Pour certains, le chemin sera très long. Ils ont perdu un bras, une jambe, ce sont des traumatisés à vie »
Mais à la veille des élections, on n’en parle presque plus. On sait que nombreux sont les blessés qui ont reçu des boulons dans le corps, mais on ne parle que de Mme Pavlovic qui en a reçu un dans le crâne et risque d’être hémiplégique :
Où sont passés les autres ? Le secret médical, c’est bien facile.
On sait que Laura Croix vient de sortir du coma après un mois, criblée de balles, on se demande quel avenir elle a devant elle.
Cyril quant à lui, a eu le pied arraché et doit encore subir des opérations :
Mais pour un nom qui est prononcé, combien sont confinés dans le silence blanc, anonyme et fétide, des hôpitaux ? Une voisine vient de me dire qu’une de ses proches a été criblée de balles, elle aussi. Elle est restée entre la vie et la mort jusqu’à aujourd’hui même. 
On ne sait pas si cette grande sportive pourra remarcher, on a failli l’amputer d’une jambe, elle a subi vingt opérations,  mais déjà elle s’estime moins malheureuse que ceux qui ont perdu un œil ou une main. Ce qui ressort de ces conversations entre voisins est terrifiant et donne envie de prendre le maquis…
Alors les blessés du 13 novembre, s’il vous plaît, soyez gentils, faites-vous petits, discrets, transparents, pas de vagues, au moins jusqu’à la fin de ce week-end, silence, on vote. 
Car vous êtes la preuve vivante que nos gouvernants ont laissé des milliers de terroristes entrer en France en toute liberté, aidés et accompagnés par des bénévoles d’ assos aux ordres, subventionnées et complices, avec accueil par les pompiers, les élus, les préfets, logés et nourris à nos frais, couverts d’allocations et d’argent de poche. 
Et n’ayant qu’à se baisser pour ramasser des armes dans certaines cités ou certains lieux de culte.
Je ne sais pas comment vont réveillonner ces blessés : à la perfusion aromatisée au foie-gras, me suggère empli d’humour très noir un auteur de RL. Poutine, invité par Hollande à un dîner à 500 euros par tête de pipe plus les vins, a poliment décliné l’invitation, en raison des victimes des attentats. 
Ayons nous aussi une pensée pour eux non seulement le 31 décembre, mais tous les jours. 
Ce sera une pensée résistante et militante.
Sophie Durand    
source:   http://ripostelaique.com/