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mercredi 30 décembre 2015

ALLO DOCTEUR , LA FRANCE EST MALADE ! TRIBUNE LIBRE !



La France malade est aux mains d’un Diafoirus incompétent et malintentionné
Il y a longtemps que les Français, qu’ils soient de souche ou assimilés, se sentent abandonnés et trahis par leurs élites dirigeantes.
Il en est des événements comme du symptôme de la grippe : lorsque le nez coule, c’est que la maladie n’est pas loin.
Le remède n’existant pas, il est une façon de guérir qui procède du confinement, de la préservation contre le froid et de remèdes naturels mais forts.
Faute de ce traitement, le mal ne peut qu’empirer et devenir fatal.
La manifestation d’exaspération qui s’est produite à Ajaccio est le signe avant-coureur d’un élan que rien n’arrêtera si le gouvernement ne prend pas les mesures qui s’imposent dans la cité de l’Empereur : trouver et punir sans clémence les coupables des actes exercés contre les forces de l’ordre au lieu de stigmatiser la réaction légitimes des Ajacciens.
Cependant, la guérison suppose des conditions. La principale est que le praticien, c’est-à-dire l’État, soit compétent, sans a priori et déterminé. Est-ce vraiment le cas ici et aujourd’hui ?
Nous sommes en droit de nous interroger sur sa réelle capacité, tant ses fautes, plus que ses erreurs, ont mené le pays dans la situation d’instabilité que celui-ci connaît aujourd’hui. Sa constante méprise qui le conduit à inverser l’ordre des priorités et à confondre les causes et les effets de chaque problème, qu’il soit économique ou sociétal, est une des raisons qui entraîne les tensions que l’on observe.
Les dernières péripéties électorales nous autorisent à considérer que ceux qui ont les clefs de la « pharmacie » se comportent de manière très éloignée de l’objectivité, de la bonne foi et ont un sens aiguisé de l’intérêt plus personnel que réellement collectif.
Enfin, comment ne serions-nous pas amenés à douter de la clairvoyance et de la détermination d’un exécutif qui, sur tous les sujets graves, hésite et revient toujours sur ses décisions premières quand, au bout du compte, il ne revient pas en définitive à l’idée première ?
Ce qui vient de se produire en Corse est caractéristique de ce que le défaut d’autorité, l’abandon du patriotisme et l’inversion des justes valeurs républicaines par ceux qui sont censés détenir ces marqueurs du pouvoir peuvent produire de déséquilibre, de crainte et réactions violentes légitimes.
Il y a longtemps que les Français, qu’ils soient de souche ou assimilés, se sentent abandonnés et trahis par leurs élites dirigeantes dont ils ne comprennent pas le sens de l’action.
Il arrivera fatalement un moment où toute nouvelle « infraction » sera sanctionnée par une sévère réaction du peuple dont le sentiment d’injustice deviendra vraiment insupportable.
On dit que la société française se « droitise ». Les raisons de cette évolution ne sont-elles pas à rechercher dans ce besoin de sécurité, d’autorité et de détermination que le peuple ne trouve plus dans ses dirigeants ? Ce peuple a besoin de retrouver ses repères historiques, politiques et sociétaux abandonnés par l’État au profit d’une pseudo-générosité motivée par la course à la mondialisation, tombeau de l’identité, de la liberté et creusé de nouvelles inégalités.