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mardi 27 octobre 2015

TECHNOCRATIE ET RETRAITES ........


26 octobre 2015
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Esclave jusqu’à 67 ans, ça vous dit ? 
C’est pourtant bien ce qu’il y a dans les tiroirs des managers du pouvoir malgré les promesses électorales du serpent à langue fourchue qui nous préside.

 Ah ! les belles promesses : « Mon ennemi c’est la finance » vous vous souvenez ?

 Et bien, pour la retraite, mensonge encore, mensonge toujours. 

Non seulement vous allez plier sous le poids d’un travail de moins en moins protégé par un Code démantelé, mais mieux encore : vous devrez supporter ce poids jusqu’à l’épuisement, pendant qu’une jeunesse en pleine forme fera la queue à Pôle Emploi !! 
N’oubliez pas ceci : Pour tous ces technocrates, silence vaut acquiescement.

Vous vous souvenez ce que nous disions à propos de la Grèce il y a un an ? « La Grèce, c’est nous ». Doucement, sous la poussée de l’U.E nous y arrivons…
Un petit rappel :




François Hollande aura décidément renié tous ses engagements de campagne, les uns après les autres, et se sera méthodiquement appliqué à désespérer ceux qui lui ont permis d’accéder à l’Élysée. 

S’il en faut une dernière illustration en date, c’est assurément le dossier hautement symbolique des retraites qui l’apporte.

 Comme il semble loin, en effet, le temps où le candidat aux primaires socialistes promettait d’abroger la principale mesure prise en 2010 par Nicolas Sarkozy, relevant de 60 à 62 ans l’âge légal du départ à la retraite !

 Désormais, même si ce n’est pas affiché publiquement, c’est une autre voie qu’empruntent les dignitaires socialistes : en avant, à petits pas vers la retraite… à 67 ans ! 

Le Medef en rêve depuis longtemps, et c’est vers cela que la France se dirige.
Même si la plupart des grands médias se gardent de dire les choses aussi nettement, il n’est, de fait, guère difficile de décrypter les intentions du pouvoir.
 Car plusieurs indices laissent clairement entendre que c’est dans cette voie que le gouvernement veut aller, en emmenant avec lui les partenaires sociaux qui sont disposés à le suivre. 
Au diable la retraite à 60 ans, qui depuis 1982 faisait partie des réformes emblématiques de la gauche !

 Au diable la retraite à 62 ans, à laquelle François Hollande s’était rallié, sans vraiment l’assumer ! 


Car en vérité, c’est à la retraite à 67 ans que la France se prépare, sans que cela ne soit vraiment affiché.
Ces dérapages successifs qui nous ont conduits presque insensiblement de la retraite à 60 ans – promis, juré, on ne renoncera jamais à cet acquis social majeur ! – jusqu’à la retraite à 67 ans qui se dessine, il n’est guère difficile de les reconstituer. 

D’abord, jusqu’en 2011, il y a donc, pour la gauche dans toutes ces composantes, un dogme absolu : la retraite à 60 ans fait partie des grandes conquêtes sociales qu’il faut défendre bec et ongles contre les réactionnaires de tous poils qui veulent l’abroger.
…/…
On se souvient en effet de la mesure phare de la réforme engagée en 2013 par François Hollande, et son premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault : parmi d’autres mesures accablant le travail et épargnant le capital (lire Retraites : vive le capital ! A bas le travail !), le gouvernement décide alors un allongement de la durée d’activité ouvrant droit à une retraite à taux plein de 41,5 ans actuellement à 43 ans, la disposition devant progressivement prendre effet de 2020 à 2045.
 En clair, même la retraite à 62 ans devient alors une fiction.
 Car pour un salarié ayant commencé à travailler à 24 ans, il faudra à cette échéance travailler jusqu’à 67 ans pour prétendre à une retraite à taux plein.


Menaces sur le pouvoir d’achat des retraités

Cette barre des 67 ans, c’est d’ailleurs dès cette époque la référence que prend perpétuellement le Medef, qui répète à l’envi qu’il faut relever à ce niveau l’âge légal de départ à la retraite.
 Dans la réforme de 2013, le gouvernement socialiste fait d’ailleurs une concession de plus, en faveur du patronat, qui à l’époque est peu commentée mais qui en dit long : ce dispositif prévoit que c’est à 67 ans (contre 65 ans auparavant) qu’un salarié qui n’a pas cotisé le nombre de trimestres nécessaire pourra partir à la retraite sans pénalité de minoration, c’est-à-dire sans qu’il ne lui soit appliqué une décote, étant entendu que sa pension sera néanmoins calculée au prorata du nombre de trimestres travaillés.
 En clair, dès la réforme de 2013, l’âge de 67 ans fonctionne comme un point de mire.
Toutes ces reculades permettent donc de mieux comprendre ce qui se joue désormais avec la nouvelle réforme sur les retraites complémentaires sur laquelle viennent de se mettre d’accord d’un côté le patronat, de l’autre la CFDT, la CGC et la CFTC – mais ni la CGT, ni Force ouvrière – et à laquelle Manuel Valls a tout aussitôt applaudi. 
Car, cette fois encore, c’est un nouveau coup de boutoir qui va être donné à la retraite à 62 ans ; et c’est un nouveau et insensible glissement qui se met en place vers la retraite à 67 ans.
Article complet (édition abonnés) ici
http://www.mediapart.fr/journal/economie/201015/en-avant-vers-la-retraite-67-ans




 


 
« En rajeunissant la population (par l’immigration), on contribue nécessairement à payer les retraites ». Analyse d’un mythe.
  

  Récemment encore, l’économiste de la Banque Mondiale Hernan Winkel justifiait l’immigration en Europe par l’argument fréquemment répété : « en rajeunissant la population (par l’immigration), on contribue nécessairement à payer les retraites ».
Or, cette affirmation est inexacte : l’État ne peut payer les coûts croissants d’une population vieillissante qu’avec des ressources supplémentaires ; et quel que soit leur âge, les inactifs sans ressources n’en apportent pas.

Pour assurer les retraites futures, c’est les ressources de l’État qu’il faut augmenter, notamment en augmentant le nombre d’emplois productifs.
 
L’immigration pourrait y contribuer de deux façons : soit si les immigrés comblaient un manque de main d’œuvre dans des secteurs productifs, soit si des immigrés créaient de nouvelles entreprises génératrices d’emplois productifs.
Mais globalement en Europe, l’immigration actuelle en provenance des pays du tiers monde n’est pas choisie en fonction du marché du travail et est peu qualifiée.
 
 Les demandeurs d’emplois peu qualifiés étant déjà en surnombre, cette immigration non sélective ne fait que gonfler le nombre global des chômeurs et allocataires sociaux.
 
 Et ces immigrés n’ont généralement pas les compétences nécessaires pour créer de nouvelles entreprises.
En réalité, cette immigration européenne non sélective ne fait qu’empirer le problème des pensions. En effet, les chômeurs et allocataires sociaux qu’elle génère requièrent des ressources supplémentaires.
L’État les trouve habituellement en augmentant la pression fiscale, ce qui a pour conséquence inévitable de diminuer la compétitivité des entreprises.
Et pour maintenir leur compétitivité, celles-ci doivent faire des économies, par exemple en réduisant leur personnel ou en se délocalisant dans des pays à main d’œuvre bon marché… ou alors risquer la faillite.
Tout cela diminue l’emploi et aggrave le problème des pensions.
Et si l’on se refusait à augmenter la pression fiscale en maintenant fermée l’enveloppe de la sécurité sociale, les montants alloués à ces chômeurs et allocataires sociaux supplémentaires grèveraient d’autres postes de la sécurité sociale, comme par exemple l’assurance maladie-invalidité… ou les pensions elles-mêmes !
 
Dès lors, indépendamment de toute autre considération sur les éventuels avantages ou inconvénients que l’immigration actuelle en provenance des pays du tiers monde apporterait à l’Europe, celle-ci ne résout en rien le problème des pensions.
On pourrait par contre résorber ce problème en augmentant l’emploi productif.
 
Pour cela, il faudrait d’une part améliorer la compétitivité de nos entreprises, en diminuant le poids de l’État et ainsi la pression fiscale.
 
 Et d’autre part, faciliter la création d’entreprises, notamment par un allègement significatif de leurs charges administratives et sociales.
Mais surement pas en encourageant l’immigration extra-européenne.
 
Ainsi l’affirmation « rajeunir la population par l’immigration contribue à payer les retraites » a beau être répétée à l’envi, elle ne repose actuellement en Europe sur aucune réalité.
 
C’est donc encore un de ces mythes idéologiques dont il faut se défaire pour résoudre le problème.
 
J.S.

source    http://www.citoyens-et-francais.fr/2015/10/retraite-a-67-ans-ils-vont-le-faire.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail