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samedi 31 octobre 2015

FRANCE / BANLIEUES , POLICE, STÈLE ET RACAILLES ??? TRIBUNE LIBRE !

Le drapeau français et la banlieue
Christiane Taubira, ne cesse de repousser les barrières du tolérable, de la normalité et de l’immoralité. 
Jusqu’où, jusqu’à quand ?
Octobre 2001, Stade de France : rencontre sportive « amicale » de football entre l’équipe de France et celle d’Algérie. Des sifflets venus du public perturbent l’interprétation de « La Marseillaise ». Dans la tribune officielle, Lionel Jospin, Premier ministre, ne réagit pas. 
À la soixante-quinzième minute, le match est interrompu par plusieurs dizaines de supporters qui envahissent le terrain. Cet incident et l’outrage envers un symbole fort de la République marquent les esprits. 
Selon l’historien Yvan Gastaut, ils sont le révélateur d’un choc de génération au sein de la population immigrée, qu’il détaillera quelques années plus tard dans un ouvrage.
Mai 2002, finale de la Coupe de France : notre hymne national est de nouveau chahuté. Jacques Chirac, président de la République, réprouve en quittant momentanément les lieux. 
À un peu plus d’un an, deux réactions diamétralement opposées qui résument l’approche en matière de politique sociétale et sécuritaire des partis, d’un côté dits progressistes et réformateurs et, d’un autre côté, des partis dits conservateurs et traditionalistes.
Mars 2003 : un amendement crée le délit d’outrage au drapeau ou à l’hymne national. Décembre 2009, Olivier Le Cour Grandmaison (militant engagé pour la régularisation des immigrés clandestins) revendique le droit de siffler « La Marseillaise » et le drapeau tricolore « lorsque ceux qui les utilisent violent les principes de liberté, d’égalité et de fraternité que ces emblèmes sont supposés incarner »et « …pour signifier notre opposition à ceux qui portent la responsabilité politique et administrative des rafles d’étrangers, des dizaines de milliers de placements en centre de rétention administrative et des expulsions fixées à 27.000 pour l’année 2009 ». 
L’universitaire a-t-il pleine conscience des implications contenues dans ses propos ?
Avril 2010 : la photographie d’un homme s’essuyant le postérieur avec le drapeau français est publiée. Un décret est aussitôt pris pour sanctionner explicitement ce type de délit. La Ligue pour la défense des droits de l’homme et du citoyen (LDH) estime que ce décret est une « en violation de la Constitution et du principe de la liberté d’expression ». Le Conseil d’État est saisi et restreint son effet.

Septembre 2010 : deux jeunes hommes (22 et 27 ans) sont condamnés à verser
1 euro de dommage et intérêts à la ville, dont ils ont brûlé le drapeau national pour le remplacer par un drapeau algérien. 
Le procureur n’y voit qu’une simple« connerie » de jeunesse.
Chacun se demande où s’arrêtera cette surenchère de faits qui, assortie aux messages laxistes de l’actuel ministre de la Justice, Christiane Taubira, ne cesse de repousser les barrières du tolérable, de la normalité et de l’immoralité. Jusqu’où, jusqu’à quand ? 
En l’absence de tout repère, un vent d’impunité porte une racaille désœuvrée emplie de haine et de rancœur contre un État qui ne saurait pas la comprendre, ou des fautes d’un État qui a trop laissé faire ? Chacun y va de son explication. 
La double question d’intégration et d’appartenance est plus que jamais d’actualité. Le concept du « vivre ensemble », tant chéri par le PS, a du plomb dans l’aile.

En début de semaine, téléspectateurs, nous assistions à l’inauguration de l’allée Zyed Benna et Bouna Traoré, du nom des deux jeunes morts électrocutés en 2005 pour s’être réfugiés dans un transformateur EDF afin d’échapper à la police. 
Leur décès avait déclenché trois semaines de révoltes et d’émeutes. 
Aux premiers rang de cette inauguration, le ministre de la Ville et le maire socialiste de Clichy. Tout un symbole ! Que devons-nous en penser ?
Pour les grands frères de Zyed et Bouna, une nécessaire prise de conscience :« Pendant dix ans, on s’est battus pour que leur mort serve à quelque chose.
 On voulait prouver à tous les jeunes de banlieue qu’il ne fallait pas se faire justice soi-même. »
À quelques pas, face à la caméra, des jeunes de la cité se plaignent de la présence des forces de l’ordre, qui « osent » les contrôler dans leur quartier ! 

Une réalité de terrain s’impose à la bien-pensance.
http://www.bvoltaire.fr/ghislainebourland/drapeau-francais-banlieue,215732?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=340ab2cef1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-340ab2cef1-30403221&mc_cid=340ab2cef1&mc_eid=35158644a0