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mercredi 30 septembre 2015

TRIBUNE LIBRE A PIERRE LE VIGAN ! ( MÉTAMAG )


UNE NOUVELLE VAGUE D’IMMIGRATION [2/2]


La mondialisation a pris le visage de l’occidentalisation



le 
 

L’occidentalisation du monde, portée par l’Europe, l’Amérique mais aussi maintenant par d’autres puissances devenues « modernes » (la Chine aussi est un facteur d’occidentalisation, pour elle-même et pour les autres), pousse les gens à rêver du mode de vie occidental, accessible d’abord, par facilité, dans une Europe à côté de l’Afrique et aux portes de l’Asie. 

Là aussi, les avertissements n’ont pas manqué, y compris d’hommes vénérés sans jamais être écoutés ni lus. 
Ainsi, Pierre Mendès-France affirmait : « Les fournitures et les prestations que nous pouvons mettre à la disposition des pays sous-développés, c’est à eux de les déterminer. 


Il ne s’agit pas d’américaniser ou d’européaniser telle république africaine ou d’organiser l’évolution des plus déshérités vers un modèle occidental unique ; il faut permettre à tous de progresser selon leurs conceptions, leur culture et leurs aspirations.

 Il en résultera une nouvelle sorte de rapports internationaux dans lesquelles les pays en cause ne seraient plus complexés et aliénés, parce que maintenus sous la domination des plus forts, y compris la domination culturelle. (…)



 Pour en terminer avec le tiers-monde, je veux surtout réaffirmer que nous n’avons pas à imposer à deux milliards d’hommes de cette planète (et qui seront bientôt plus nombreux encore) nos principes et nos doctrines, comme le prétendent et les colonialistes (nouvelle manière) et les gauchistes, chacun à leur façon. Ces hommes ont le droit de décider eux-mêmes de ce que seront leur vie et leurs orientations » . 

La mondialisation a pris le visage de l’occidentalisation : c’est la fascination pour la société de consommation, mêlée à des crispations identitaires qui sont des caricatures de l’identité des peuples. C’est ainsi que se développent des religions sans culture qui séduisent précisément les plus déracinés.
 
Mais qui vient en Europe ? On nous disait : des « migrants ». On nous dit maintenant, depuis qu’ils commencent à arriver en masse, des « réfugiés ». 


Histoire de désamorcer les refus d’une nouvelle vague d’immigration, dans le seul continent à ce point submergé. 

Tous ne sont pourtant pas réfugiés de guerre . Migrants ? Ils ne sont pas nés gens migrateurs.


 On ne quittait guère l’Irak quand il était sous le régime rude mais stable de Saddam Hussein, où les enfants ne mourraient pas de faim et allaient à l’école, ni la Libye, qui avait le plus haut taux d’accès aux études supérieures de l’Afrique, avant l’organisation de l’éviction et par suite de l’assassinat de Kadhafi par l’Occident et le gouvernement de la France, tous partis dits « de gouvernement » confondus. 


Il y a en vérité toutes sortes d’immigration, du vrai réfugié, dont la demande d’asile devrait pouvoir être examinée (sans être imposée), au regard de critères comme la proximité de civilisation, à l’immigration économique et à l’immigration de confort (recherche de soins dentaires et autres), que l’on peut comprendre, bien entendu, mais certainement pas accepter (des milliers d’ouvriers français n’ont jamais pu, faute d’argent, se faire soigner correctement les dents sans que cela émeuve personne, mais c’est une réalité que l’on rencontre sur les chantiers du bâtiment, et non dans les couloirs des ministères). 
 
La réalité des migrations actuelles, c’est que ce sont des immigrations de peuplement. 
Ce sont des transplantations massives de populations dans une Europe de moins en moins européenne. Or, on peut assimiler des gens (dans une certaine quantité et dans une certaine mesure en tout cas) mais pas des peuples. Les populations qui arrivent viennent de peuples.


 Deux cas de figure se produisent et tous deux sont inquiétants. 

Soit ces populations reconstituent en Europe des peuples non européens, et d’une religion non issue de l’Europe, et l’Europe est alors dépossédée d’elle-même. Soit ces populations restent atomisées. Il n’y a, alors, pas à proprement parler de danger communautaire mais se profile un autre danger. C’est  l’anomie sociale, c’est la zombification, le grand déracinement, le règne des « déshérités » (François Xavier Bellamy).
 
La désaffiliation, la rupture de la transmission ? Personne de sérieux ne dit que les Français (de « souche ») y échappent. Mais l’immigration accroît ce danger, pour les immigrés comme pour les Français de souche , car elle est un déracinement. Et il en entraîne d’autres. 


A côté de ces deux dangers, communautarisme et anomie, il se produit parfois l’assimilation. Quelle est la différence entre l’intégration et l’assimilation ? L’intégration est minimaliste. Il s’agit simplement pour un individu de prendre en compte les droits et les devoirs de chacun. 


L’assimilation va plus loin : elle consiste à participer à notre mode de vie et de civilisation, à faire siennes un certain nombre d’us et de coutumes du pays d’accueil.
 Il se crée ainsi une synthèse culturelle entre la culture d’origine et celle de la France. En ce sens, on peut bien sûr être musulman et Français (tout comme juif et Français, bouddhiste et Français, etc).
 Et fort heureusement, cela se rencontre encore, même si cela ne doit rien au travail de nos élites et se fait même à l’encontre de tout ce qu’elles représentent et ce qu’elles font, tant en politique internationale qu’en politique sociétale.


 
Pour la relocalisation mentale 

Nous en sommes là : la difficulté, pour que l’assimilation se produise, c’est que les élites politiques françaises elles-mêmes sont celles qui conduisent la défrancisation de notre pays . Elles ont cessé de croire en notre pays. 
Leur inculture leur tient lieu de ligne de conduite. Elles ont décidé de noyer notre pays dans le grand bain de la mondialisation libérale.

 Alors qu’ailleurs, les fiertés et les consciences nationales se réveillent (et s’accompagnent souvent de salutaires luttes sociales). Alors que, dans maints pays, les citoyens les plus patriotes résistent à la dislocation de leur peuple et se battent, sur place, pour sauver ce qui peut l’être et retrouver l’espérance.
 Dans ce même temps, nos élites trahissent.

Les vagues de transplantation et la perte de repères, dans le temps (l’histoire) et dans l’espace (les terres natales de chacun) rendent le réenracinement et la relocalisation économique, humaine, mentale nécessaire pour les hommes et les peuples de tous les continents, y compris l’Europe. 


De tous les pays, y compris la France. En termes politiques, cela veut dire que le patriotisme est une idée d’avenir. 

Ne l’oublions pas : nous n’avons pas de patrie de rechange. 


Source et Publication:    http://metamag.fr/metamag-3222-UNE-NOUVELLE-VAGUE-D’IMMIGRATION-%5B2/2%5D-La-mondialisation-a-pris-le-visage-de-l’occidentalisation.html