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mardi 29 septembre 2015

NADINE MORANO SUR LE BUCHER ......


Morano : qu’on la brûle et qu’on en finisse !
Parler franc et vieux françois, franchouillard même diront certains, genre saucisson baguette plutôt que truffes et caviar. 
En un mot, Morano sent le pâté et la France des beaux quartiers se bouche le nez.
auvre Nadine. S’il faut une victime à immoler sur le bûcher des sorcières, alors qu’on la brûle et qu’on en finisse. Enduite de poix comme feu Jeanne d’Arc.
D’accord, elle n’est pas la finesse incarnée. Un peu brute de pomme – Granny ou Reinette ou Belle de Pontoise, ou Melrose, ou plutôt du genre Clochard… -, la dame a son franc-parler. Parler franc et vieux françois, franchouillard même diront certains, genre saucisson baguette plutôt que truffes et caviar.
 En un mot, Morano sent le pâté et la France des beaux quartiers se bouche le nez.
Le piège des politiques, c’est qu’ils ne résistent pas à un passage chez Monseigneur Ruquier, grand inquisiteur officiel du PAF chargé de les passer à la question. Et le bougre sait s’y prendre. Il connait son Malleus Maleficarum sur le bout de sa langue de vipère.
 Mais péché d’orgueil est bien puni car rares sont ceux qui ne craquent pas sous le fameux « Marteau des sorcières », et ce samedi, Nadine Morano s’en est pris un grand coup sur la tête.

Comme tant d’autres avant elle, elle s’est crue en bonne compagnie. S’est laissée aller à énoncer quelques vérités qui lui paraissaient d’évidence mais qui n’en sont pas moins aujourd’hui indicibles : « Pour qu’il y ait une cohésion nationale, il faut garder un équilibre dans le pays, c’est-à-dire sa majorité culturelle. 
Nous sommes un pays judéo-chrétien – le général de Gaulle le disait – de race blanche, qui accueille des personnes étrangères.
 J’ai envie que la France reste la France. Je n’ai pas envie que la France devienne musulmane. »

Scandale, horreur et putréfaction ! L’indignation est générale, une pétition circule, initiée par ses amis qui réclament la tête de blonde caucasienne, demandant qu’elle soit exclue des régionales et suspendue de son parti.
 À commencer par Nathalie Kosciusko-Morizet, qui est grimpée sur ses Louboutin à semelle rouge : « Pour tous les relents que ça peut avoir et parce que je crois avec l’unanimité des scientifiques que l’humanité ne se divise pas en races, je trouve ces propos exécrables. » 
Et de réclamer de sévères sanctions contre l’accusée.
Nadine Morano assure qu’elle ignorait « que le mot race était interdit d’usage dans la langue française »
C’est un tort et le tort tue, c’est bien connu. 
Faute de pouvoir interdire le virus du racisme qui s’accroche aux cerveaux comme les poux dans les cheveux, les députés ont voté sa suppression de la législation française le 16 mai 2013. 
C’était un vœu du Président normal qui avait déclaré en campagne : « Il n’y a pas de place dans la République pour la race, et c’est pourquoi je demanderai au lendemain de la présidentielle au Parlement de supprimer le mot “race” de notre Constitution. » Dont acte. 
C’était certes plus facile à faire qu’inverser la courbe du chômage.
La chose est entendue depuis Lévi-Strauss : « C’est uniquement par la culture que les groupes humains ou sociétés se départagent et se différencient ; pas selon la nature que serait la nature biologique. » Soit. Toutefois, il n’est pas certain que cette différenciation nous rende la vie plus facile que le racisme à front de bœuf, comme en témoigne la petite histoire que je vous contais la semaine passée : celle de la nounou qui refuse de donner les petits pots « parce qu’ils ne sont pas halal »
Pourtant, comme le dit son mari, « On est aussi français que vous ».

Ça mérite qu’on y réfléchisse…
http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/morano-quon-brule-quon-finisse,209149?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=0c8510f231-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-0c8510f231-30403221&mc_cid=0c8510f231&mc_eid=35158644a0