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vendredi 25 septembre 2015

FONCTION PUBLIQUE ........


« LE STATUT DE LA FONCTION PUBLIQUE N'EST PLUS ADÉQUAT »


Rédigé le Lundi 21 Septembre 2015 à 08:12  

Extrait de l'Édition du 21 septembre 2015 



Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France, présenté par Sylvie Collet.


Emmanuel Macron est un énarque exemplaire.

 Pas encore 40 ans, et il a déjà été Inspecteur des Finances, banquier d'affaires chez Rothschild & Cie, secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande de mai 2012 à juin 2014, pour devenir en août de la même année, le ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique du gouvernement Valls II. 

Et ce Ministre de l’Économie a l’art, de faire des constats d’évidence sur la nocivité des mesures socialistes les plus emblématiques… et de n’avoir aucun courage ou pouvoir, pour les modifier… Après la polémique sur la réforme des 35 heures, voici celle sur la fonction publique. 


Car ce Ministre est un grand enfant naïf. Il n’a aucune idée du petit jeu prudent des équilibres politiciens. 
Il aimerait trouver un chemin de gauche pour produire plus d’égalité, et plus d’efficacité, sans se contenter de la facilité qui consiste à toujours dépenser plus. Le désir de faire émerger une nouvelle gauche, à la façon de Tony Blair en son temps.

 L’ambition de sortir le pays de la spirale infernale : plus de dépenses, plus de déficits, plus de dettes. 

Mais en bon socialiste, il déplore des effets tout en chérissant les causes… Cela a au moins le mérite de relancer des débats qui seraient tabous… 
  
Vendredi matin donc, notre sémillant ministre de l'Economie était invité par le "think tank", 
En temps réel, un groupe de réflexion de gauche. 

Estimant qu'il faudrait aller plus loin dans les réformes, que les 50 milliards d'euros d'économies prévus sur la période 2015-2017 — critiquant sans même s’en rendre compte le Gouvernement dont il est membre —, il a appelé à s'interroger sur le statut des fonctionnaires. 

Selon Challenge et les Echos, il a déclaré : « Le statut de la fonction publique n'est plus adéquat » et va devenir « de moins en moins défendable », avant de poursuivre ses explications : « Je ne vois pas ce qui justifie que certains cadres de mon ministère bénéficient d’un emploi garanti à vie, et pas le responsable de la cybersécurité d’une entreprise ». Un sujet pour le moins explosif ! 
  
Intervenant plus tard lors d’une rencontre au siège de l’OCDE, Emmanuel Macron a estimé, plus globalement, qu’il serait très difficile de réduire davantage les dépenses publiques sans s’interroger sur les missions de l’Etat.

 Ramener le taux de dépenses de « 53%, 53,5% » en 2017  à 50%, je cite :« c’est plus difficile parce que les réformes paramétriques que nous sommes en train de conduire (...), on est quasiment au bout ». Le prochain quinquennat nécessitera donc d’aller plus loin, non seulement sur « les réformes structurelles dans la sphère sociale » mais aussi sur la place de l’Etat lui-même. 

Et il a ajouté : « Sur la sphère étatique, il faut s’interroger sur les missions de manière plus transparente  »
  
Moins d’État, concentré sur ses prérogatives régaliennes ? C’est ce que nous demandons depuis le lancement d’une décentralisation qui n’a jamais abouti, faute d’une réelle volonté politique. Elle n’a surtout jamais amené l’équilibre nécessaire entre la fonction publique territoriale et la fonction publique d’État. 

La première explosant ses effectifs sans contrôle, la seconde vivant de sa belle vie, sans jamais réadapter ses effectifs à ses missions déclinantes. Le tout prospérant sur le dos des contribuables… 
La sagesse aurait-elle atteint les plus hautes sphères de l’État ? 

Mais non. François Hollande a recadré son ministre en début de soirée vendredi, se disant 
« attaché »au statut des fonctionnaires.

 En effet, décorant un fonctionnaire, le chef de l’Etat a loué en lui, je cite :« un fonctionnaire d’Etat, un fonctionnaire attaché à son département de la Corrèze et, comme je le suis, attaché à son statut ». 
Pathétique, comme de coutume, Hollandouille 1
er, jamais à la hauteur de la situation. Et le naïf Macron de faire marche arrière, comme de coutume lui-aussi.

 A peine quelques minutes après la déclaration de François Hollande, il explique doctement dans une déclaration à l'AFP, je cite, qu’ « à aucun moment je n'ai parlé d'une réforme du statut de la fonction publique que le gouvernement envisagerait »

Et de  marteler : ce « statut, je cite encore, n'est pas remis en cause »,  jugeant que « les propos partiels rapportés donnent une vision déformée de ma pensée ». Courage, fuyons ! 

S’en suivra une polémique sur le côté « off » de la réunion du Think-Tank, dont les débats étaient à huis-clos et n’auraient pas dû sortir de la salle… Démocratie en toute transparence… 
  
Les bataillons de syndicalistes, même s’ils ne représentent même plus 8% de la fonction publique, sont rassurés. 
Les socialistes dogmatiques qui feront toujours entrer l’idéologie à coups de maillet dans le vase en porcelaine de la réalité, peuvent être satisfaits. 

Quant aux comptes publics, eux, mais qui donc s’en soucie encore ?


http://www.parti-de-la-france.fr/Le-statut-de-la-fonction-publique-n-est-plus-adequat_a1065.html