Google+ Badge

vendredi 31 juillet 2015

LA VILLE DE BREST DEVIENDRA-T-ELLE LA MECQUE DE BRETAGNE ,


Published On: Fri, Jul 31st, 2015 
 

Brest : Comment et pourquoi la majorité socialiste soutient l’expansion salafiste

 
 
la-mosquee-veut-construire-une-ecole-coranique_5
BREIZATAO – NEVEZINTIOU (30/07/2015) Comme nous l’avons récemment rapporté, la municipalité socialiste de Brest menée par François Cuillandre a délivré un permis de construire pour une école coranique associée à la mosquée salafiste de la ville (lire ici). 

Régulièrement interpellée par la population et l’opposition sur le sujet, le Parti Socialiste brestois observe la stricte loi de l’omerta.
En réalité, un accord stratégique, au niveau hexagonal, a été négocié entre le gouvernement socialiste et les organisations islamistes, avec l’appui de l’ambassade US à Paris et les pétromonarchies du Golfe.

De la Mecque à Brest
A peine rentrés du pèlerinage à la Mecque, les pratiquants de la mosquée salafiste de Brest – qui a, depuis peu, adopté le nom de “Centre culturel islamique de Brest” (CCIB) – se sont réjouis de constater que les dons destinés à la construction de l’école coranique qui sera rattachée à leur lieu de culte, avaient dépassé l’objectif de 100 000 euros, comme ils se l’étaient fixés. Et ce en moins d’un mois d’appel aux dons.
Bien que fixés à 830 000 euros, c’est en réalité de 450 000 euros dont ont besoin les islamistes de la mosquée “Sunna”.
L’imam de cette mosquée, Rachid Abou Houdeyfa, s’est satisfait de cette collecte à son retour d’Arabie Saoudite. Il s’était en effet absenté pour réaliser un pèlerinage à La Mecque avec un groupe de proches.
Lorsqu’il était encore sur place, il avait appris avec colère que près de 150 riverains avaient lancé une pétition et un recours contre le permis de construire délivré avec bienveillance par le Parti Socialiste brestois pour l’école coranique précitée. La presse locale l’avait contacté (lire ici) :
Hier, comme depuis quelques jours, l’imam de la mosquée Sunna, par ailleurs président de l’Association musulmane du quartier de l’Europe, qui a obtenu le permis de construire, était en pèlerinage à La Mecque. Il a toutefois répondu aux sollicitations du Télégramme et s’est dit « un peu dégoûté » en apprenant que les riverains déploraient le manque de concertation et d’information autour du projet d’extension de son bâtiment.
Le journal Le Télégramme relatait les réactions des habitants autour de l’omerta observée par les socialistes :
Les riverains se sont réunis et ont finalement décidé d’agir : « Nous avons sollicité les élus de la mairie de quartier, la députée Patricia Adam (PS) et, pour toute réponse, nous avons le seul sentiment d’être méprisés. Le permis est accordé, maintenant c’est “Circulez, il n’y a rien à voir”. Pourquoi n’y a-t-il eu aucune concertation autour de ce projet ? »
Les salafistes entreprennent les travaux en toute urgence
A ce rythme, il ne fait pas de doute que l’objectif d’un recueil de fonds destinés à l’édification du bâtiment peut être atteint.
Et c’est donc sans délai qu’ils ont entamé les travaux de terrassement dès le 28 juin, le permis ayant été délivré le même mois. Raison de cette précipitation alors que les “dons” n’avaient pas atteint leur objectif ? Mettre les habitants devant le fait accompli, ces derniers ne disposant que de deux mois pour faire valoir leurs droits. Et ceux-ci, devant la perspective d’un bâtiment de 11 mètres planté en face de leurs propriétés, étaient pour le moins mécontents.
Le 8 juillet ils introduisaient un recours devant le Tribunal Administratif de Rennes, expliquant notamment que le permis de construire avaient volontairement disposés sur le terrain de sorte qu’il ne soit pas aisément visible. Tentant ainsi d’empêcher les riverains inattentifs de saisir à temps la justice administrative.
unnamed
Sans tarder, la mosquée salafiste a lancé les travaux de terrassement, la dalle étant coulée à partir du 28 juillet (au moins). Revenu de La Mecque, l’imam posait fièrement avec ses amis devant le chantier (voir photo ci-dessus, ou vidéo ici).
Dans le même temps, les intéressés ont procédé à un nettoyage et une réhabilitation des tombes du “carré musulman” du cimetière de Kerfautras de Brest, voisin de la mosquée, qui étaient à l’abandon depuis des années, afin – cela ne fait pas de doute – d’administrer toutes les preuves possibles des bienfaits de toutes leurs initiatives.
Comme de juste avec la mosquée salafiste, la politique d’expansion passe par des initiatives de relations publiques, complaisamment relayées par Le Télégramme, comme ici avec un don de 3000 euros à une association d’aide aux handicapés (voir ici).
La municipalité socialiste soutient l’expansion salafiste
On sait aussi que Rachid Abou Houdeyfa, l’imam désormais emblématique à l’origine de toutes ces entreprises, s’emploie dans le moment à obtenir le statut d’aumônier officiel en matière de rites funéraires auprès des autorités municipale brestoises.
Arguant notamment du fait que le titre d’aumônier des prisons a été confié à son coreligionnaire mais néanmoins “ennemi”, à savoir Slimane Harrag, qui officie la mosquée officielle et dite “traditionnelle” de la ville de Brest.
Aux deux derniers conseils municipaux, l’opposition a interpellé le maire François Cuillandre et le maire adjoint du quartier, le tunisien Hosny Trabelsi, sur cette expansion du salafisme avec le soutien de la majorité socialiste. Sans obtenir de réponse, les caciques du Parti Socialiste Français faisant observer la stricte loi du silence.
Il faut dire que les salafistes ont été conseillés par l’architecte de la municipalité socialiste, ce dernier ayant été chargé de garantir l’absolue validité du permis aux demandeurs.
Nul doute désormais que sur Brest l’islam salafiste tend de plus en plus à supplanter le culte musulman traditionnel, généralement administré par les ambassades des états du Maghreb, au profit de puissances soutenant activement l’islam politique, comme le Qatar.
Cet émirat, soutien actif des Frères Musulmans en Egypte comme à Gaza, est aussi actif en Syrie où il arme les djihadistes du Front Al Nosra ou encore au Yémen où il a armé Al Qaeda (source). Organisation où a été formé l’un des frères Kouachi (source).
Rappelons par ailleurs que le président français François Hollande arme le Qatar comme l’Arabie Saoudite, des régimes parmi les plus brutaux du monde (lire ici). L’Arabie Saoudite décapitant très régulièrement ses citoyens, sans que cela n’émeuve les grandes consciences du socialisme (lire ici).
Alliance stratégique entre les USA et l’islam politique
Cette évolution n’est pas fortuite. Elle est le fruit de la mise en oeuvre en France de l’agenda arrêté par l’ambassade des USA à Paris. Celle-ci entend faire de l’islam politique un allié en Europe contre les populations autochtones, afin de disposer de forces supplétives pour contrer toute velléité d’émancipation du bloc atlantique. Ce que l’on appelle la doctrine Rivkin (source).
C’est d’ailleurs ce soutien à l’islamisme qui est désormais l’axe stratégique américain dans le monde musulman, que ce soit en Egypte (lire ici), en Libye (lire ici), en Syrie (lire ici). L’objectif étant de détruire les régimes nationalistes issus de la décolonisation et historiquement proches de la Russie. Ce processus a été enclenché dès la guerre d’Afghanistan où les USA soutinrent les insurgés islamistes contre l’Armée Rouge.
Engagés dans ce vaste programme de “néo-colonisation” du monde arabo-musulman, les USA se sont associés, avec l’Angleterre, aux islamistes, seule force politique en mesure de renverser les régimes ciblés.
Le discours du Caire de Barack Obama en 2008 a expressément indiqué ce soutien à l’islam en tant que tel, dans le cadre d’une vaste campagne de relations publiques visant à expliquer aux musulmans que Washington ne s’oppose pas l’islam mais aux régimes laïcs non-alignés (voir ici).
Application de l’agenda US en France, avec l’appui du PSF
Depuis 12 ans, l’ambassade des USA en France organise une vaste campagne visant à faire de l’islam une force sociale et politique capable de servir d’auxiliaires dans ce grand jeu. C’est-à-dire la balkanisation ethnique et religieuse du pays. Récemment, le Parti Socialiste mené par Manuel Valls a entrepris d’accélérer cette mise au pas.
Ce “Yalta de l’islam” en France suppose de neutraliser les éléments anti-américains par des opérations de police médiatisées (comme ici) et, dans le même temps, de coopter un islam compatible avec l’agenda de l’Otan.
D’où la réunion au sommet organisée au ministère de l’Intérieur pour recomposer le Conseil Français du Culte Musulman qui fait désormais la part belle à l’UOIF, faux-nez des Frères Musulmans et du Qatar (source). Il suppose aussi d’évincer progressivement l’islam sous influence des états d’origine – “l’islam consulaire” –  au profit d’un islam politique financé par les pétromonarchies pro-US.
Les socialistes ont donc entrepris d’appliquer cette reconfiguration politico-religieuse voulue par Washington en France en sous-traitant l’encadrement des populations musulmanes avec des représentants de l’islam politique. Manuel Valls a ainsi déclaré que l’islam serait “un enjeu en 2017″ (lire ici) et a envoyé des signaux comme le “doublement des mosquées en deux ans” (source).
La représentante de la diplomatie de l’Union Européenne, la socialiste Frederica Mogherini, développe une ligne politique alignée sur Washington en la matière, et le fait régulièrement savoir  (lire ici) :
« l’islam fait partie de l’Europe. Il a sa place dans notre histoire, dans notre culture, dans notre alimentation et plus important encore, dans notre présent et notre futur. Je n’ai pas peur de dire que l’islam politique doit faire partie de l’équation. La religion joue un rôle en politique…. La religion peut faire partie du processus, le tout est qu’il soit démocratique. »
Elle était encore récemment à Bruxelles aux côtés du Premier secrétaire du Parti Socialiste Français, Jean-Christophe Cambadélis, où les sociaux-démocrates européens ont longuement évoqué la question de l’intégration de l’islam en Europe conformément à l’agenda US (voir ici).
Est-il surprenant de voir la municipalité PS de la métropole brestoise mettre en oeuvre ce programme global au plan local, avec l’appui du ministère de l’intérieur socialiste ? Assurément non.
D’où l’omerta observée par les responsables socialistes de Brest sur leur appui à la tendance salafiste et politique de l’islam.

About the Author