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samedi 4 avril 2015

SOUS SURVEILLANCE ? LE COMMUNIQUÉ DE GÉNÉRATION IDENTITAIRE .....



:: Loi sur le renseignement : de quel(s) mouvement(s) identitaire(s) parle Bernard Cazeneuve ? ::

Communiqué du 3 avril 2014

Ce 31 mars, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve était interrogé par un député sur le contour exact de la nouvelle loi sur le renseignement, concernant notamment la surveillance des mouvement sociaux.

Le ministre a répondu que la loi pourrait concerner "des mouvements qui en raison des actions qu'ils déclenchent peuvent se trouver à l'origine de violences portant atteinte aux principes fondamentaux de multiples natures". 
Bernard Cazeneuve a poursuivi en ajoutant "je pense aux mouvements identitaires de multiples natures", puis précisant sa pensée "lorsque des mouvements se proposent d'aller à la sortie de lieux de culte pour procéder à des agressions".

Il semble évident que les propos du ministre concernaient les mouvements identitaires dans leur acception sociologique, et tout laisse à penser que les faits qu'il évoque en exemple font référence aux attaques survenues aux alentours de certains lieux de culte juifs. 

Des agressions à propos desquelles le président du CRIF lui-même avait déclaré : "toutes les violences antisémites sont commises par des jeunes musulmans". 
On peut regretter que le ministre de l'Intérieur n'ait pas fait preuve de la même clarté dans son propos.


C'est ainsi qu'un certain nombre de médias - par confusion, par facilité, ou dans une volonté délibérée de criminalisation - ont estimé que Bernard Cazeneuve avait visé directement le mouvement identitaire au sens politique du terme (représenté par Génération Identitaire, le Bloc Identitaire, et les initiatives associatives, culturelles et sociales en émanant). 

Il serait par ailleurs pour le moins cocasse qu'une loi présentée à l'origine comme une réponse aux attaques terroristes islamistes serve à restreindre les libertés et entraver l'action du mouvement le plus en pointe face à la menace islamiste dans notre pays !


Arnaud Delrieux, président de Génération Identitaire, a donc adressé un courrier aux services du ministre de l'Intérieur afin de lever toute ambiguïté sur ses déclarations du 31 mars.


Génération Identitaire rappelle aussi son extrême vigilance face aux éventuelles dérives pour les libertés publiques contenues dans ce texte de loi, la lutte contre l'expansion de l'islamisme sur notre territoire passant avant tout par l'arrêt de l'immigration et de l'islamisation.


 ET AUSSI



« Atteinte grave à la paix sociale » : Cazeneuve maintient la surveillance des mouvements sociaux

"Bernard Cazeneuve maintient un amendement pour le projet de loi sur le renseignement établissant la possibilité de mise sous surveillance des mouvements sociaux [pouvant porter atteinte à la paix sociale]. 
 Cette disposition était déjà présente sous la forme de la « prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». 
La question de l’orientation du gouvernement de Manuel Valls en matière de surveillance se pose très gravement aujourd’hui, en termes de libertés publiques et de liberté d’expression. 

Si ce projet était [selon le gouvernement] — à l’origine — une réponse à la menace terroriste, il semble qu’aujourd’hui, il est avant toute chose un verrouillage politique et social du pays. 

Cette dérive, clairement établie par le ministre de l’Intérieur, est particulièrement inquiétante. 

La question est : de qui se méfie le plus le pouvoir politique ? 

Des terroristes, ou bien de sa propre population et des forces en son sein qui pourraient s’opposer à lui ?"



#PJLrenseignement : sommes­-nous dans une situation pré­révolutionnaire ?

"La découverte du contenu du projet de loi pour le renseignement a stupéfait un bon nombre d’observateurs de la société française. 

Des défenseurs des libertés au président de la commission du contrôle des écoutes Jean­-Marie Delarue, en passant par un commissaire principal honoraire de la police nationale, font connaître leur désaccord et leur inquiétude sur ce projet aux contours flous, à la possibilité de dérives importantes mais aussi par son orientation générale, qui n’est pas celle d’origine, liée aux attentats du 7 et 9 janvier 2015. [...] 

Une partie de l’Europe est donc en mode cocotte minute, et les États-­Unis, toujours en avance, ont montré la voie : renseignement administratif global ultra performant, surveillance massive, Etat policier, répression militaire des mouvements revendicatifs, système judiciaire hype-r­punitif, analyse et influence des réseaux sociaux et confinement des classes défavorisées.

 Bernard Cazeneuve et Manuel Valls savent certainement ce qu’ils font avec leur projet de loi sur le renseignement. 

Au final, ne serait-­ce pas leur propre survie et celle du système [qui les nourrit et est de plus en plus injuste pour la population] qui seraient en jeu, plus qu’un désir de protéger qui que ce soit ?"


Parlons un peu de la sous­-démocratie française

"En France, nous vivons dans une démocratie. Nous vivons dans une démocratie, parce que nos libertés sont garanties, en apparence : celles de déplacement, d’opinion et d’expression, de la presse, de la propriété privée, de la vie privée. 

Mais il se trouve, qu’en quelques années, ces « garanties démocratiques », bien qu’établies sur le papier, se sont dégradées. Fortement. Pas pour tout le monde. Pas de la même manière pour tous. 

Mais le constat est là. Si nous effectuons une photographie des libertés démocratiques françaises en ce mois de mars 2015, il y a de fortes chances qu’elle soit très floue et mène à réviser le jugement précédemment énoncé. Nous vivons en réalité dans une sous-­démocratie. 

Une démocratie qui a le goût, la couleur, l’apparence, de la démocratie, mais qui n’est plus celle que nous quelques années encore. Même si elle était imparfaite et incomplète."





Source : Reflets