Google+ Badge

samedi 4 avril 2015

ÉLECTIONS DES PRÉSIDENTS DE DÉPARTEMENTS: PETITE MAGOUILLE ENTRE AMIS !


 TRIBUNE LIBRE  !

Petites magouilles entre amis 

Vous aimez la cuisine électorale alors ce jeudi vous avez été servi avec la nomination des présidents de départements...
 
Ancien officier de Gendarmerie
Diplômé de criminologie et de criminalistique
 
Vous aimez la cuisine électorale alors ce jeudi vous avez été servi avec la nomination des présidents de départements…
Essonne : sur les terres de Manuel Valls, c’est la droite UMP qui remporte le plus grand nombre de cantons. Il paraissait donc facile de trouver en son sein le président. 
C’était sans compter avec Georges Tron, celui qui prend son pied avec les pieds des autres, notamment ceux des femmes. Convaincu que ce poste lui revenait de droit, il ne s’est pas désisté alors que les élus de son propre camp, de plus en plus gênés par la candidature de l’ancien secrétaire d’État, proposaient un autre nom. 
Il faut dire qu’il fait tache avec son renvoi examiné, mercredi 2 avril, par la Cour de cassation aux assises pour viol et agressions sexuelles. Aussi, la majorité UMP-UDI décidait… à la majorité de mettre en avant François Durovray, maire UMP de Montgeron et candidat sur le canton de Vigneux-sur-Seine. 

Une manière de faire comprendre à Tron qu’il avait été déboulonné de son piéd… estal.

Vaucluse : un vrai combat de catch, un face-à-face insoutenable, l’égalité parfaite entre la gauche et la droite (six de chaque côté) donnait du piquant aux débats. 
Le FN et la Ligue du Sud qui avait, de loin, obtenu le maximum de voix dans le département très démocratiquement comptaient pour du beurre. 
Mais justement, comment faire pour avoir le beurre et l’argent du beurre en empochant le poste de président ? 
Vous me direz, le plus simple est de prendre le plus compétent, le moins corrompu et le tour est joué. 
Que nenni (je n’ai pas dit que ni-ni), l’UMP est allée chercher Maurice Chabert, non pour ses qualités, mais parce qu’étant à égalité de sièges avec la gauche, c’est le doyen de l’assemblée départementale qui au bénéfice de l’âge pouvait être élu, ce qui fut fait. Remarquez, si on appliquait plus souvent ce procédé, on désemplirait les maisons de retraite.


Gard : le socialiste Denis Bouad vient d’être élu au troisième tour de scrutin à la majorité relative par 22 voix contre 5 à Nicolas Meizonnet (FN). Il y a eu 19 votes blancs. 
Un élu de droite courageux a ajouté sa voix à celles des 4 élus FN. 
Les autres élus de droite et du centre ont voté blanc. 
Le candidat UMP Laurent Burgoa, qui avait obtenu 18 voix aux deux premiers tours de scrutin, avait retiré sa candidature avant le troisième tour pour ne pas laisser le FN arbitrer. 
Le PS ayant malgré tout peur de perdre avait approché un élu divers gauche – Alexandre Pissas -, que cette formation avait pourtant désavoué lors du premier tour. 
Mais la présidence du Gard méritait bien quelques accommodements. Ainsi, pour être sûr d’avoir sa voix lui fut-il promis une vice-présidence, celle de l’office HLM et des pompiers. 
N’étant pas tout à fait convaincu de faire tourner la girouette dans le bon sens, le ministre de l’Intérieur lui-même en rajouta en lui proposant une mission ministérielle autour des pompiers, ce qui finit de le convaincre. Il a vraiment fallu qu’il y ait le feu chez les socialistes du Gard pour qu’ils en arrivent à un tel tripatouillage.

Ces résultats permettent de mieux comprendre pourquoi 50 % des électeurs ne sont pas allés voter lors de ces dernières élections et 25 % ont mis un bulletin FN dans l’urne.

Il est grand temps de changer en profondeur les hommes et le système.

      http://www.bvoltaire.fr/jeanpierrefabrebernadac/petites-magouilles-entre-amis,168672?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=30830b98f9-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-30830b98f9-30403221&mc_cid=30830b98f9&mc_eid=35158644a0