Google+ Badge

vendredi 27 février 2015

LES VALEURS DITES " RÉPUBLICAINES " .........TRIBUNE LIBRE !


La République dans les discours politiques

25 février 2015 par Levy Gabriel dans Politique  


L’occurrence du mot « République » dans les discours politiques mérite notre réflexion. C’est ainsi que le mot a fait florès dans le discours de M. Hollande prononcé dans un cimetière d’Alsace :
« S’attaquer à un cimetière, profaner, c’est insulter toutes les religions, c’est souiller la Répu­blique. »


« Une fois encore, la République vous défendra de toutes ses forces. Car, à travers vous, c’est elle qui est visée, ses valeurs, ses principes, sa promesse. »

« Quiconque persistera en Fran­ce à commettre des actes ou à proférer des messages de haine et d’incitation à la violence verra se dresser contre lui la République et ses lois. »

« Quiconque commettra des actes antisémites sera inlassablement recherché, interpellé et condamné. La République sera plus forte que la haine. »


Mais est-ce la République qui est mise en danger par des terroristes, ou la nation française ?
D’autres mots auraient mieux convenu, car la République est un régime politique, pas obligatoirement synonyme de démocratie, défini par une forme de gouvernement (ou de gouvernance).

 Elle est souvent définie par antinomie à la monarchie, à l’empire, à la dictature…
Si 136 pays sont des républi­ques, certains pays associent le mot république à une religion : la République Islamique d’Iran par exemple. 

 D’autres l’ont associé au mot « populaire », alors qu’il s’agissait de régimes totalitaires.
Autant dire que le mot « république » ne préjuge pas de vertus spécifiques.

La république, quand elle est islamique ou populaire, génère une morale et des comportements éthiques différents de ceux de la France.

 Les valeurs dites « républicaines », que l’on nous serine en toute occasion, sans jamais les définir, ne tiennent pas compte de l’identité française ; elles n’ont d’autre vocation que de tenter de faire vivre ensemble des communautés souvent hostiles.

Aucun parti politique français ne songe à abattre « la gueuse » (comme le clamait une chanson des camelots du roi) !

En revanche, dans ce discours, il eût été préférable de remplacer ce mot par celui de patrie, car, dans les grands événements de notre histoire (républicaine), on proclamait la « patrie » en danger pour galvaniser les Français. 

Si l’on veut les mobiliser, aujourd’hui, dans la situation imposée par le terrorisme, on doit admettre que c’est la patrie qui est souillée ; c’est la France qui nous défendra de toutes ses forces ; c’est la nation française qui se dressera ; c’est l’amour de la France qui sera plus fort que la haine…

Toujours la confusion des mots, pour masquer « la confusion des sentiments ».


Le mot patrie est celui d’un dialecte ancien ; la nation est devenue un ensemble sans cohérence ; la France, un pays souvent humilié ; son drapeau est, au mieux, brûlé…


Quant à l’État, il est devenu un grand méchant loup, qui ne fait peur qu’aux gens honnêtes !
Gabriel Lévy


LU:  http://www.les4verites.com/politique/la-republique-dans-les-discours-politiques